Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant ''IINA'',
"Quelque 70 millions de dollars US sont engagés par des fonds économiques arabes et les 30 millions de dollars US restants par le Fonds Al-Aqsa.
L'ensemble du montant sera utilisé pour financer des projets, et non pas pour payer des salaires", a ajouté le Dr Ahmad Mohammad Ali lors d'une conférence de presse à Koweït City.
Il faisait référence aux salaires des fonctionnaires palestiniens, impayés depuis mars.
Un sommet arabe, tenu en 2000, a créé les Fonds Al-Aqsa et Al-Quds, gérés par la BID, d'un milliard de dollars US afin d'aider le peuple palestinien.
Les contributions aux deux fonds s'élèvent actuellement à moins de 750 millions de dollars US, plusieurs pays n'ayant pas encore honoré leurs engagements.
Selon le Dr. Ali, le conseil d'administration du Fonds Al-Aqsa doit se réunir mercredi pour discuter de projets prioritaires à réaliser, générateurs d'emplois et apportant une aide aux familles nécessiteuses.
Les Etats-Unis et l'Union européenne ont suspendu leur aide directe aux autorités palestiniennes depuis l'accession du mouvement Hamas au pouvoir après les législatives de janvier, plongeant l'Autorité palestinienne dans une grave crise financière.
Durant la conférence de la BID, le chef du Conseil économique palestinien pour le développement et la reconstruction Mohammad Ishtiya a indiqué à l'AFP que "le gouvernement palestinien a besoin de 1,4 milliard de dollars US d'ici la fin 2006".
"Nous avons aussi demandé une aide d'urgence de 130 millions de dollars US pour des projets créateurs d'emplois et pour apporter une aide aux familles nécessiteuses", a-t-il ajouté.
La délégation palestinienne a également appelé les pays arabes à faire de nouvelles contributions aux Fonds Al-Aqsa et Al-Quds car "la grande partie des avoirs ont été dépensés", a-t-il conclu.
La BID est un organe spécialisé financier de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), basée à Jeddah en Arabie Saoudite.