Perez Esquivel, prix Nobel de la Paix, dénonce la politique de George Bush

14:47 - June 03, 2006
Code de l'info: 1480008
Service international: L'Argentin Adolfo Perez Esquivel, prix Nobel de la Paix 1980 et figure de proue de la lutte pour les droits de l'Homme, a dénoncé la politique de George Bush vendredi à Paris, en marge de l'ouverture du Salon international des initiatives de paix.
Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP",
"Je pense que Bush est fou et (l'évocation de) son nom même est très dangereuse pour son pays et toute l'humanité, mais malheureusement d'autres fous l'accompagnent", a déclaré M. Perez Esquivel dans un entretien accordé à l'AFP.

Il a critiqué "la présence américaine" en Irak et en Afghanistan "en violation du droit international", déclarant que "l'état du monde est devenu compliqué".

"Il y a une hégémonie mondiale, des conflits armés avec une méconnaissance du droit international et l'exclusion des deux tiers de l'humanité", a estimé ce professeur de droit international à l'Université de Buenos Aires.

Pour M. Perez Esquivel, la question de l'Iran "est devenue très préoccupante".

"La situation générale génère une situation internationale aux conséquences imprévisibles, a-t-il poursuivi, estimant que "les mouvements pacifistes et non violents doivent réagir" et qu'il "faut demander un appui très fort de toutes les églises à un niveau oecuménique".

Il a annoncé qu'il allait se réunir avec d'autres prix Nobel de la Paix en juillet à Sydney (Australie) "pour voir avec eux de quelle façon réagir" sur la question de l'Iran.

Le prix Nobel a également dénoncé le problème de la dette des pays pauvres qui revient, selon lui, "à appauvrir les gens éternellement" ainsi que "la destruction écologique de la planète".

L'ancien détenu dans les geôles du régime des généraux argentins a ajouté qu'il "pensait souvent" aux détenus de la prison irakienne d'Abou Grahib sous contrôle américain et à ceux de Guantanamo, sur la base américaine de Cuba, où les conditions carcérales sont régulièrement dénoncées par des organisations des droits de l'homme.
survivant très actif", conclut-il.









captcha