Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "IINA", pour la 18e année consécutive, la section de Banjul (Gambie) de la Fraternité musulmane de Pire (Fmp) invite les musulmans à une conférence. Cette fois, le thème retenu et qui sera introduit par le khalife de Tafsir Abdou Birane Cissé, son Excellence l'ambassadeur El hadj Moustapha Cissé, responsable moral de la Fmp, est « l'Islam et la paix ». Comme pendant les précédentes éditions, cette rencontre studieuse se tiendra dans l'auditorium de l'hôtel Kaïraba Beach de la capitale gambienne.
L'amitié et la fraternité entre les peuples gambiens et sénégalais qui, en réalité, n'en sont qu'un, sont telles que ce sont des personnalités des deux pays qui sont les invités d'honneur de la conférence. Ainsi, elle est placée sous le haut patronage de Me Mbaye Jacques Diop, président du Conseil de la République, et El hadj Cheikh Ousmane Diagne, président supra national du Conseil supérieur Khadriya en Afrique (Cska). A leurs côtés siègeront au présidium Mme Yam Diop Jeng, les imams et autres membres du conseil supérieur islamique de Gambie, le Dr Mangom Cissé du Secours islamique mondial, etc.
S'agissant du thème de la conférence qu'il doit introduire, l'Ambassadeur Moustapha Cissé fait observer « qu'il est d'actualité, car le monde est secoué par des guerres fratricides et autres crises qui n'épargnent aucune zone des différents continents. Par conséquent, il est du devoir de chaque musulman de tout mettre en oeuvre pour que les esprits s'apaisent et reviennent à la compréhension mutuelle et à la paix ».
Aussi, le diplomate, qui capitalise une expérience de plus de trente ans dans ce métier, relève qu'« on a tendance à diaboliser l'Islam depuis les évènements du 11 septembre 2001. On le peint comme une religion de violence, non tolérante. Or l'Islam est une religion de justice sociale, de paix, de respect de l'autre, de cohabitation pacifique. En atteste que, dès son arrivée à Madinatou Al Mounawarrah au terme de l'hégire, le Prophète Muhammad (Saws) a fait adopter de façon consensuelle une constitution qui a mis l'accent sur la cohabitation pacifique, la tolérance et le partage juste et équitable des biens de la communauté.
Aussi, pour gérer les affaires publiques, il avait mis sur pied un gouvernement d'union nationale au sein duquel musulmans, juifs, chrétiens et autres se côtoyaient. Ce pacte a été rompu du fait de deux tribus : les Bani Kaynoube et les Bani Koraza qui, d'ailleurs, ont fini par s'affronter avec les musulmans. Mais le prophète (Saws) avait fait revenir la paix, à chaque fois qu'un différend a opposé les membres de la société de Madinah Al Mounawarrah ». Aussi le Sceau des Prophète (Saws) a toujours fait preuve de tolérance en pardonnant à tous ceux qui, après des actes qui mettent la paix à l'épreuve, font amende honorable. Car, Dieu ne lui a-t-il pas dit que « s'ils appellent à la paix, réponds par la paix ».
Donc, pour le khalife de Tafsir Abdou Birane Cissé, « une religion comme celle-ci est loin d'être violente ou intolérante ». Mais, Serigne Moustapha fait relever que le monde d'aujourd'hui est caractérisé par des phénomènes qui menacent la paix et même deviennent des causes de conflits et de crises quelques fois très aigus : la pauvreté qui s'accentue, l'égoïsme qui règne partout, l'exclusion, etc. ». Selon lui, les réponses à de telles interrogations sont contenues dans le Saint Coran car, le Tout-Puissant nous y dit que « Nous n'avons rien omis dans Notre Livre ».
C'est donc de ce Livre, de la Sounah du prophète Muhammad (Saws) et des écrits de nos grands érudits que l'Ambassadeur Moustapha Cissé tirera les réponses idoines aux interrogations autour de la paix, laquelle est devenue une denrée rare un peu partout. A la conférence de Banjul prendront part des délégués émanant des 120 « Diwaan » (sections) de la Fmp, réparties dans toutes les régions du Sénégal, et la sous-région, surtout en Gambie, dans plusieurs pays d'Europe, aux USA, etc.