Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP'', "Depuis une dizaine d'années, la communauté musulmane (...) a constamment attiré l'attention de tous les gouvernements successifs sur le sort de citoyens de seconde zone qui est fait aux musulmans en général et, en particulier, aux populations du nord, abusivement et à tort assimilés à des étrangers", indique le texte.
Ce "mémorandum" est signé du Conseil national islamique (CNI) et du Conseil supérieur des imams (COSIM), principales instances dirigeantes des musulmans en Côte d'Ivoire.
Ces deux organisations appellent le gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre Charles Konan Banny "à garantir à tous les citoyens l'égalité des chances dans les compétitions électorales" et à la "résolution définitive du problème de l'identité en Côte d'Ivoire".
Il invite le gouvernement à régler les "questions de la nationalité et de l'immigration", pour résoudre les problèmes "de division et d'exclusion engendrés par le néologisme de l'+ivoirité+".
Le Conseil demande en outre aux partis politiques ivoiriens de renoncer "à recourir à la violence et à la liquidation physique comme moyen de lutte politique".
Il "salue" également l'adoption de la résolution 1633 de l'Onu, qui fixe les termes de la transition ivoirienne jusqu'à la tenue d'élections générales d'ici la fin octobre 2006.
Pays laïc, la Côte d'Ivoire connaît une grave crise politique depuis une décennie, due notamment au concept d'ivoirité, qui faisait la différence entre "Ivoiriens" et "Ivoiriens de souches multiséculaires". Le pays compte plus de 40% de musulmans sur 17 millions d'habitants.