Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "SANA", la conférence de l'union des Conseils parlementaires des pays membres de l'organisation de la conférence islamique (OCI) ont condamné les menaces de l'Union Européenne et de l'Amérique de suspendre leurs assistances au peuple palestinien et à son gouvernement "élu démocratiquement", y trouvant un châtiment de ce peuple pour son "option démocratique" et un revers des principes et des bases de la démocratie.
La déclaration proclame la solidarité des pays de l'OCI avec le peuple palestinien dans sa lutte pour recouvrer ses droits légitimes inaliénables à l'autodétermination, au retour, au dédommagement et à l'établissement de son Etat, et dans ses efforts pour la libération de ses détenus dans les prisons israéliennes.
La conférence a appelé le Conseil de Sécurité à adopter des mesures effectives pour arrêter l'agression israélienne incessante contre le peuple palestinien et son gouvernement, traduite par des tueries, des assassinats, des destructions des infrastructures, des arrestations et des pratiques agressives contre les détenus palestiniens, faisant noter que les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes dépassent les dix mille, parmi eux 15 députés.
La conférence a condamné l'extension des colonies de peuplement, l'encerclement d'al-Qods et les tentatives de sa judaïsation, les opérations de creusement qui menacent la Mosquée d'al-Aqsa et le refus du paiement des droits financiers du gouevrnement palestinien...
La conférence a affirmé que le maintien de l'occupation israélienne du Golan syrien et des Hameaux libanais de Chabaa est à l'origine de la persistance du conflit au Moyen-Orient, invitant la communauté internationale à travailler pour instaurer dans cette région la paix juste et globale sur la base des résolutions internationales, des accords conclus, de l'initiative de paix arabe et du principe de la terre en échange de la paix.
La conférence affirme le droit de la résistance nationale libanaise de poursuivre sa lutte pour libérer ce qui est encore occupé du territoire libanais et d'affronter toute agression visant le Liban, condamnant dans ce sens la persistance des violations militaires israéliennes de la souveraineté du liban.
La conférence a renouvelé l'attachement des membres e l'OCI à la souveraineté et à l'indépendance de l'Irak, à son unité nationale et à son intégrité territoriale, appelant tous les Irakiens à coopérer pour réaliser les espérances du peuple irakien.
Elle a affirmé l'appui absolu à toutes les initiatives régionales et internationales visant à rétablir la sécurité, l'entente et la stabilité de l'Irak, et condamné les attaques terroristes contre les lieux de cultes dans ce pays "qui visent à attiser la tension et les conflits d'ordre confessionnel dans le pays".
La conférence a réitéré la condamnation par les pays membre du terrorisme, appelant à une coopération internationale active contre ce phénomène. "lutter contre le terrorisme se fait par des solutions pacifiques des problèmes qui sont à l'origine de ce phénomène", indique la déclaration qui insiste sur la nécessité de la distinction entre le terrorisme et le droit légitime des peuples à la lutte contre l'agression et l'occupation, appelant les Nations Unies à travailler en vue de la définition des notions et des critères sur cette question.
La conférence a proclamé le droit de chaque pays souscrivant au TNP en la technologie nucléaire pacifique, condamnant à cet effet la non adhésion d'Israël à ce traité et son refus de l'inspection de ses installations nucléaires.
La conférence a dénoncé la publication des caricatures diffamatoires du Prophète, incitant la communauté internationale et ses institutions à travailler pour garantir le respect de toutes les religions et à affronter toutes les tentatives de les défigurer et ce en appliquant les législations sur un même pieds d'égalité contre toute atteinte à n'importe quelle religion ou croyances religieuses.
La conférence a condamné les tentatives de lier violence à l'Islam et invité tous les gouvernements à se charger de traiter la haine portée à l'Islam sur tous les niveaux local, régional et international.
La conférence, rappelons, a commencé ses travaux à Istanbul le 8 courant. M. Mahmoud al-Abrach, président de l'Assemblée du Peuple, a représenté la Syrie à cette réunion.