Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant ''AFP'', pour les premières Pâques de son pontificat, Benoît XVI a respecté la tradition et s'est adressé "à la ville et au monde" (urbi et orbi) du balcon de la basilique Saint-Pierre, à l'issue de la messe célébrée place Saint-Pierre.
Il a lancé ses voeux en 62 langues, salué par une foule imposante.
Le souverain pontife a appelé Israéliens et Palestiniens à dialoguer pour surmonter les obstacles "anciens et nouveaux" à une solution au conflit en Terre Sainte, alors que la victoire du Hamas aux élections palestiniennes a modifié la donne.
S'écartant de son texte écrit, le souverain pontife a souhaité que soit évitée "la tentation des représailles".
Benoît XVI a lancé un cri d'alarme en faveur des populations du Darfour "qui s'enfoncent dans une dramatique situation humanitaire", et a évoqué de nombreux peuples d'Afrique (grands Lacs, corne de l'Afrique, Côte d'Ivoire, Ouganda et Zimbabwe) "qui aspirent à la réconciliation, à la justice et au développement".
Il a appelé à "des négociations sérieuses et loyales" sur les questions nucléaires "pour parvenir à un arrangement honorable pour tous".
Benoît XVI a souhaité "que se renforce chez les responsables des nations et des organisations internationales la volonté d'atteindre une convivialité pacifique entre ethnies, entre cultures et entre religions, qui éloignera la menace du terrorisme".
Le souverain pontife a aussi eu une pensée pour l'Irak en souhaitant que la paix "prévale enfin" sur "la violence tragique qui continue à faire des victimes".
Il n'a pas oublié l'Amérique latine où les conditions de vie des habitants doivent "être améliorées" et les institutions démocratiques "consolidées, et a condamné la "plaie" des enlèvements et des séquestrations dans plusieurs pays du continent.
Le pape a souhaité pour finir que les Italiens trouvent "la sérénité" et la "concorde" nationale dans le "moment particulier que vit l'Italie", alors que les élections législatives, dont les résultats ne sont toujours pas proclamés, ont montré un pays divisé en deux.