Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant''AFP'',
"Après l'affaire irakienne, je pense qu'il faut être un peu prudent", a déclaré Hans Blix lors d'une conférence de presse à Rome, où il devrait présenter son rapport sur les armes de destruction massive au président italien Giorgio Napolitano mardi soir et au pape Benoît XVI mercredi.
"Le monde n'est pas dans une telle urgence, il reste du temps pour parler", a ajouté le diplomate suédois, qui a également insisté sur le fait que l'Iran n'était "pas un pays monolithique".
Le président américain George W. Bush a affirmé vendredi que l'Iran avait "des semaines et non des mois" pour accepter l'offre des grandes puissances dans la crise nucléaire, faute de quoi le Conseil de sécurité de l'ONU agirait.
M. Blix a salué comme un fait positif l'offre de coopération sur le nucléaire civil faite à l'Iran par les grandes puissances et demandé de prendre également en compte le "besoin de sécurité" iranien dans les négociations.
L'ancien chef des inspecteurs de l'Onu en Irak a entrepris une tournée auprès des dirigeants du monde pour présenter le rapport sur les armes de destructions massives rédigé par une commission d'experts qu'il présidait et créée en septembre 2003 à l'initiative de la Suède.
Le rapport sur "les armes de la terreur: libérer le monde des armes nucléaire, biologiques et chimiques", a été présentée le 1er juin au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.
Hans Blix, qui avait conduit une mission d'inspecteurs de l'ONU chargée de rechercher la présence d'armes de destruction massive en Irak, avait plaidé en 2003 pour la poursuite des inspections et s'était opposé à l'intervention militaire contre ce pays.
Aucune arme de destruction massive n'a été trouvée en Irak après l'intervention armée de la coalition dirigée par les Etats-Unis.