Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP",
un premier groupe de 38 soldats japonais a quitté Samawa (sud) pour le Koweït dans le cadre du retrait du contingent nippon d'Irak. Le rapatriement des quelque 600 soldats japonais arrivés en Irak en janvier 2004 devrait s'achever d'ici à la fin juillet, selon Tokyo.
L'armée américaine a indiqué dans un communiqué que l'opération nocturne menée à Sadr City, le grand quartier chiite de Bagdad, avait permis l'arrestation de cinq personnes. Elle n'a pas dévoilé l'identité de ce dernier mais a assuré qu'il était impliqué "dans des attaques à l'explosif et à la voiture piégée contre ses soldats et les forces irakiennes, qu'il avait kidnappé et torturé des Irakiens et assassiné deux soldats irakiens".
Elle a présenté l'opération comme conduite principalement par les forces irakiennes.
Des sources hospitalières irakiennes ont affirmé pour leur part que neuf personnes avaient été tuées et 31 blessées dans les échanges de tirs.
Parallèlement, des attaques perpétrées contre des mosquées chiites et sunnites ont fait dix sept morts et des dizaines de blessés.
L'attaque la plus sanglante a visé un lieu de prière chiite à Tall al-Banat, dans le nord-ouest de l'Irak, où 9 personnes ont péri et 59 ont été blessées, selon un nouveau bilan.
L'armée américaine a fait part de son côté d'une attaque rebelle contre une mosquée chiite à Salman Pak, au sud de Bagdad, dans laquelle deux civils ont été tués et quatre policiers irakiens blessés.
Trois mosquées sunnites ont également été prises pour cible.
Une attaque au mortier a tué trois fidèles et blessé sept autres près de la mosquée Nida dans le quartier Al-Qahira, dans le nord de Bagdad.
Par ailleurs, vendredi soir, trois personnes ont été tuées et 35 ont été blessées par la chute d'obus sur un marché de Chouala, un quartier chiite dans l'ouest de Bagdad, a indiqué une source de sécurité.
Enfin, deux imams sunnite et chiite ont dénoncé le viol et l'assassinat en mars d'une jeune Irakienne et le meurtre de trois membres de sa famille, imputés à des soldats américains, au sud de Bagdad.
Le principal accusé, le soldat américain Steven Green, a été inculpé pour viol et meurtres le 3 juillet mais a plaidé non coupable jeudi devant un tribunal américain.
Dans une autre bavure, le "numéro deux" de l'armée américaine en Irak, le général Peter Chiarelli, a remis vendredi ses recommandations au chef de la Force Multinationale en Irak, le général George Casey, sur le massacre présumé de 24 civils irakiens par des Marines à Haditha, à l'ouest de Bagdad, le 19 novembre 2005.