Ces réunions étaient plus que jamais nécessaires, pour la revivification du Coran, travail qui est en marche dans notre pays, malgré de lourds retards. Dans la sourate " la preuve" le prophète se plaint auprès de Dieu de la distance qui s'est creusée entre son peuple et le Coran, beaucoup ont interprété ce verset par le refus des mécréants de la Mecque d'accepter le Coran, alors que beaucoup y ont vu l'annonce de l'oubli du Coran, dans l'avenir.
Il faut que nous comprenions la grandeur du Coran et que le mot "nozoul" ne signifie pas que ce livre sacré soit venu du ciel, il vient de Dieu, d'un monde supérieur, dans une forme verbale accessible à tous.
Il a ajouté que la compréhension des sens du Coran n'était pas facilement accessible, car des significations suprêmes sont descendues sous la forme et dans le moule de mots pour nous être compréhensibles.
Au sujet du terme coranique "Râssekhoun", l'ayatollah Rafsandjani a ajouté que dans les commentaires, ce terme concerne le prophète et les Imams infaillibles (que le salut de Dieu soit sur eux) ou les dignitaires spirituels. Dieu a apporté dans le Coran ses bienfaits de façon complète, un Coran éternel qui ne périra jamais.
Les gens qui font des recherches dans le Coran doivent s'attacher d'avantage au sens de ce verset, le prophète lui-même se plaignait déjà de la qualité de l'enseignement coranique à son époque, alors que la distance avec le Coran, est devenue encore plus grande à notre époque. Heureusement nous voyons un mouvement vers le Coran dans différents axes, il faut que tous, dans la mesure de leurs possibilités travaillent dans ce sens. Le travail du commentaire est une voie pour tirer profit des enseignements coraniques qui fait partie des cours universitaires, depuis la révolution.
Si nous avions fait du Coran le critère de tous les instants de notre vie, bien entendu complété par l'enseignement des membres de la famille prophétique, les musulmans auraient une autre situation dans le monde. Le meilleur exemple est celui de la révolution islamique qui est aussi le but de l'Imam Khomeiny, "voir dans l'administration de la société et le respect du Coran une activité unique."
C'est peut être le principal message de cette révolution d'avoir compris que la société doit être conduite avec les enseignements du Coran, comme c'était le désir du prophète et le but de la révélation.
L'auteur du commentaire "Rah-namâ" a ajouté "c'est la première fois dans l'histoire que nous voyons la religion et le pouvoir s'unir dans la république islamique, il est cependant nécessaire que les chercheurs proposent des modèles et travaillent à la concrétisation de cette idée.
La société islamique apparemment a pris des distances avec les enseignements du Coran, le meilleur exemple est celui de la Palestine et du Liban, si le monde de l'islam s'accroche au Coran, il est impossible que de telles situations apparaissent et que des pays musulmans, surtout les pays arabes, restent aussi indifférents au massacre des musulmans libanais et palestiniens.
Comment accepter qu'un peuple musulman souffre et que le reste des musulmans vivent tranquillement ? malheureusement cela s'est vu souvent dans l'histoire !
Insistant sur l'oubli du Coran dans la situation actuelle, l'Ayatollah Rafsandjâni a ajouté "Ce verset concerne notre époque, non celle du prophète et existe un grand vide dans notre relation avec le Coran. L'examen de la constitution du régime islamique par le prophète en 23 ans, montre comment ce régime et les règles religieuses se sont édifiées sur l'oubli du Coran et permet de voir la relation entre la révélation des versets et leur contexte. C'est un travail que j'ai commencé et qui demande du temps mais qui est indispensable.
Nous y voyons des points importants comme celui de l'héritage de l'épouse qui, si elle a des enfants, héritent du huitième et du quart dans le cas contraire. Bien entendu dans certains commentaires il est prévu qu'elle n'hérite pas des terres ou d'autres biens. Il y a aussi d'autres textes qui prévoient un héritage sur certains biens, bien que le Coran n'y ait pas fait allusion ouvertement. Si c'est le droit des femmes d'hériter de certains biens pourquoi jusqu'à présent, ce droit n'a pas été respecté ? Certains docteurs de jurisprudence n'ont pas réussi à en donner les versets exacts malgré le temps qu'ils ont consacré à ces recherches et leurs lourdes responsabilités.
Il est nécessaire que les universités viennent s'unir à ce travail des centres d'enseignements islamiques, pour examiner les autres angles du rôle du Coran dans la communauté musulmane, les aspects politiques et gouvernementaux et pour les exposer à la communauté.
Dans l'attente du jour où la république islamique permettra l'accès au "Tahvil" l'œuvre de l'Imam du temps et l'explication par lui, des sens caché du Coran, inch Allah !