"Nous appelons l'ensemble des protagonistes à s'engager sans réserve dans un processus de négociation pour un règlement dont les termes juridiques et politiques sont déjà largement élaborés", écrivent-elles dans leur appel sur internet (www.appelprocheorient.com).
"Nous appelons les dirigeants français et européens à tout faire pour inciter les uns et les autres à renoncer à la violence et à choisir la voie du droit et de la justice", ajoutent-elles, souhaitant du "courage politique" et "une vision à long terme qui transcende les prudences diplomatiques".
L'appel a été lancé par le Secours catholique, le Comité français contre la faim et pour le développement (CCFD), la Cimade (Service oecuménique d'entraide), l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), Justice et Paix, Pax Christi et le Mir (Mouvement international de la réconciliation).
"Recourir à la violence pour obtenir la sécurité et la paix est une illusion et une grave erreur", selon le texte. "Se défendre, résister sont des justifications recevables. Mais porter la mort et la destruction au coeur de zones densément peuplées de civils, détruire des infrastructures économiques, punir collectivement une population parce qu'un mouvement hostile se trouve sur son territoire, est non seulement une erreur tragique, ce sont autant de crimes de guerre dont sont complices les pays qui soutiennent les forces d'agression".
L'appel prône le respect du droit international pour favoriser des solutions politiques, notamment pour le Liban la résolution 1559 au Liban avec un gouvernement "totalement rétabli dans sa souveraineté" et pour la Palestine les résolutions 242 sur le retour aux frontières de 1967 et 194 sur le droit au retour des réfugiés.
Source: ''AFP''