"Le Pape est extrêmement regrette que quelques parties de son discours aient pu apparaître comme des attaques contre les croyants musulmans et qu'elles aient pu être interprétées d'une manière qui ne correspond absolument pas à ses intentions", assure Tarcisio Bertone dans un communiqué, dans lequel il indique que la position du Pape "pour le dialogue interreligieux" est "évidente".
Tarcisio Bertone a déclaré que la position du Pape sur l'Islam est "celle évidemment exprimée dans le document conciliaire Nostra Aetate", sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes. Dans ce texte, qui date de 1965, on assure que l'Église Catholique "se réjouit que les musulmans, adorent à un seul et unique Dieu".
De cette manière, "le choix du Pape pour le dialogue interreligieux et interculturel est par conséquent évident", indique le porte parole du Vatican dans le document.
Dans cette visite d’une semaine dans son pays d’origine, l'Allemagne, le Pape a cité un empereur chrétien du XIVè siècle qui affirmait que le prophète Mahommed seulement avait apporté violence dans le monde, et qu’il soutenait le concept de « Yihad » de ou guerre sainte.
Tarcisio Bertone a expliqué aujourd'hui que le Saint Père "ne prétendait absolument pas utiliser cet exemple en tant que fait négatif, il souhaitait dans un contexte académique (...) introduire une réflexion sur la relation entre religion et la violence et conclure avec un rejet clair et radical de la motivation religieuse de la violence, venu de n’importe où que ce soit".
Les mots du Pape Benoit XVI sur l'Islam et leur prophète Mahommed pendant un discours à l'Université de Ratisbona ont provoqué une vague de critiques partout dans le monde islamique, venues du Pakistan, d'Iran, de Syrie, du Liban et d'Egypte, entre autres, qui ont condamné son discours.
Source:IRNA