Présidé par le recteur, composé de personnels de l'enseignement public et privé ainsi que d'inspecteurs d'académie, le CAEN doit rendre sa décision le jour même.
Si le CAEN s'exprime contre l'ouverture de l'établissement, ses responsables pourront faire appel devant le Conseil supérieur de l'Education à Paris, qui aura à son tour un mois pour se réunir et statuer.
Si le CAEN rend un avis favorable, l'établissement, qui sera le premier établissement musulman en taille devant le lycée Averroès de Lille, pourrait, dès le lendemain, accueillir les quelque 140 élèves inscrits.
Le 30 août, le recteur de Lyon, Alain Morvan, s'était opposé officiellement à l'ouverture du collège-lycée privé hors contrat Al-Kindi - du nom d'un savant arabe - comme le redoutaient les promoteurs du projet, suite à la démission du directeur de l'établissement.
"Nous avons pris connaissance (le 29 août) de la démission du futur directeur qui a demandé sa réintégration dans sa fonction d'enseignant", avait affirmé M. Morvan lors d'un point-presse. Il avait alors qualifié cette démission de "coup de théâtre juridique qui (faisait) tomber le dossier".
Les jours précédents, le recteur avait également avancé des problèmes de sécurité sur le site choisi par l'association à l'initiative du projet.
L'association Al-Kindi regroupe différentes structures musulmanes de la région, dont l'Union des organisations islamiques de France (UOIF).
Le CAEN, immédiatement saisi par le recteur, avait un mois pour rendre sa décision.
Source: AFP