Cette rencontre inaugurale du cycle de conférences que compte tenir les organisations non gouvernementales allemandes activant en Algérie durant ce mois sacré est sous le signe du «dialogue entre les cultures et les religions du monde», a tenu à souligner l'ambassadeur d'Allemagne en Algérie. Et de noter que le sujet choisi pour cette soirée ramadhanesque est d'une grande importance, notamment en Allemagne où vivent trois millions de musulmans et où il y a 2 600 mosquées.
Une importance qui s'explique, selon la représentante de la fondation Friedrich Naumann, par l'influence de la religion sur l'économie. C'est le cas justement de la religion musulmane, puisque dans le livre saint tout est explicité sur les pratiques commerciales, la production et la distribution pour ne citer que ces aspects qui ont été d'ailleurs développés par l'invité de la chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie à cette occasion, en l'occurrence Dr Mohamed Aïssa, directeur central au ministère des Affaires religieuses.
Dans son exposé, M. Aïssa est revenu de manière détaillée sur certains aspects cités dans le Coran et liés à l'économie. «L'économie fait partie de l'adoration du bon Dieu», a-t-il souligné en précisant que les notions économiques ? telles que la propriété, l'abondance, la rareté, la production, le travail et les droits des salariés sont clairement définis dans le saint Coran où les actes illicites et licites sont cités. «L'économie de marché est basée sur l'équilibre entre l'offre et la demande, donc entre les ressources et les besoins. Cet équilibre est prôné par l'Islam. «En Islam, la rareté incombe à l'homme puisque le bon Dieu a créé les conditions d'abondance des ressources», a déclaré dans le même sillage Dr Mohamed Aissa. Et de préciser : «Dans la religion musulmane, l'homme est le noyau du système économique. Il est soumis à certaines prescriptions religieuses qu'il faut respecter.
Il est aussi tenu d'humaniser ce système économique. Ces aspects, on les retrouve, dans les autres religions révélées.»
De manière générale, selon l'intervenant, l'Islam est un ensemble de règles juridiques régissant l'économie. «L'Islam respecte les notions et les concepts de l'économie de marché, notamment en ce qui concerne l'offre et la demande. Mais faudrait-il encore que ce système économique ne touche pas les concepts moraux développés dans le Coran», dira le représentant du ministère des Affaires religieuses en conclusion. L'intervention suivie d'un débat, notamment sur les intérêts bancaires (crédits), a fait dire à la représentante de la fondation allemande que le système économique musulman est harmonieux.
Source: allafrica