Au sud de Bagdad, un couvre-feu a été décrété dans la ville d'Al-Amara pour prévenir de nouveaux heurts entre des miliciens chiites radicaux de l'Armée du Mahdi de Moqtada Sadr et la police irakienne dans cette ville chiite, où l'armée veille depuis vendredi au maintien d'un cessez-le-feu précaire.
Pour sa part, l'armée américaine a encore déploré des pertes dans ses rangs avec la mort de six soldats samedi et dimanche dans des attaques rebelles, portant à 86 le nombre de militaires tués depuis début octobre en Irak. Ce mois s'annonce comme l'un des plus meurtriers pour cette armée depuis 2003.
Au premier jour de la fête du Fitr, marquant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, quatre civils et trois policiers ont péri dans des attaques à la bombe à Bagdad.
Jusqu'à la dernière minute, le ramadan a été marqué par des violences. Dix-sept recrues chiites non armées de la police ont péri dans une embuscade dimanche au nord de Bagdad, leur bus ayant sauté sur une bombe artisanale avant d'être pris sous des tirs de rebelles.
Pendant ce mois sacré, la violence a redoublé, faisant des dizaines de tués tous les jours en Irak, alors que les corps de dizaines de personnes victimes de tueries confessionnelles ont été découverts.
Sunnites et Kurdes irakiens ont marqué l'Aïd al-Fitr, traditionnellement l'occasion de réjouissances en famille, de remise de cadeaux et de vêtements aux enfants et épouses, mais le coeur n'était pas à la fête.
Les chiites, majoritaires en Irak, jeûnent encore lundi et attendent l'avis de leurs autorités religieuses à Najaf pour le rompre mardi ou mercredi.
Source: AFP