Le feu, mis à un sac-poubelle placé devant la porte de l'"Islamisk Kultur Center i Danmark", situé dans le quartier de Noerrebro à forte concentration de population immigrée, n'a causé que des dégâts matériels mineurs, selon la même source.
Des graffitis, tels que "Mullah terror" ou "islam terror" ont été inscrits sur les murs du centre, qui sert également de mosquée, et qui était inoccupé au moment de cet incident.
La police de Copenhague, qui n'a pas "exclu" des motifs racistes, recherche un homme d'une cinquantaine d'années, d'origine étrangère, vu par des témoins dans les environs.
Le responsable du Centre de documentation et de conseils sur la discrimination raciale (DRC), Niels-Erik Hansen, s'est déclaré "préoccupé" par ces attaques qui sont "malheureusement de plus en plus organisées".
"Nous avons constaté depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis une islamophobie croissante qui se propage, et qui nous inquiète", a -t-il déclaré à l'AFP.
"Nous voyons par exemple un père de famille du Proche-Orient agressé un matin en pleine rue par un jeune portant un tee-shirt de +Dansk front+, (un groupuscule d'extrême droite), des cocktails molotov lancés contre des mosquées, ou nombre de lettres racistes adressées à des personnes aux noms à consonance moyen-orientale", a-t-il souligné.
Le service de renseignement de la police PET a enregistré au cours des six premiers mois de l'année 59 cas de violences à caractère vraisemblablement raciste ou motivées par l'appartenance religieuse des victimes.
"Ces cas sont rapportés par les postes de police à PET suite aux plaintes des citoyens. Mais ce n'est que le sommet de l'iceberg" selon M. Hansen.
PET a recencé 53 cas en 2003, 37 en 2004 et 85 en 2005.
Le Danemark compte environ 5% d'immigrés au sein de sa population de 5,4 millions d'habitants, dont environ 200.000 (quelque 3%) de confession musulmane.
Source : AFP