Ironie de l'actualité ou paradoxe à la française, les promoteurs de la haine islamophobe en France, prétendent aussi défendre la liberté d'expression et la liberté de conscience!
A partir de l'affaire Redeker, un enseignant islamophobe menacé de mort par des personnes à ce jour non-identifiées, les islamophobes et facilitateurs d'islamophobie ont trouvé une aubaine. Ils se sont rués sur l'anecdote pour relancer un mouvement de « défense de la liberté d'expression » dont les retombées médiatiques sont très juteuses pour les marchands d'islamophobie. Dans les colonnes des journaux, au fil des dépêches d'agences, M. Redeker est le « nouveau Salman Rushdie », ce dont l'intéressé se défend. Mais, en dehors d'une tempête dans un verre de lait, l'affaire Robert Redeker n'a pas encore apporté à la victime la notoriété qu'elle est en droit d'attendre de la menace injuste qu'elle subit. Ce n'est certainement qu'une question de temps, ses amis y travaillent.
Remis à l'ordre du jour par Vincent Geisser, auteur d'un livret synthétique et courageux (la nouvelle islamophobie, Ed. La Découverte, 2003), le mot islamophobie est encore un mot boycotté par la presse française. Pour les journaux de l'Hexagone, les objets incendiaires jetés dans des mosquées, les croix gammées sur leurs murs, la tête de cochon hypocritement déposée dans un lieu dédié à la prière musulmane, ne sont pas encore des manifestations d'islamophobie. Pour cette raison, ces incidents sont qualifiés de fait de « société », sinon rangés dans la rubrique « vandalisme ».
Source : Saphirnet.info