Au printemps dernier, un homme se présentant comme un ancien informateur des services secrets, M. Claude Covassi, avait affirmé avoir été mandaté par le Service analyse et Prévention (SAP) pour infiltrer le Centre islamique de Genève. Il avait assuré qu'il devait y introduire des fichiers dans le système informatique du Centre, attestant de liens entre des Moudjahidines engagés en Irak et Hani Ramadan.
Ces déclarations n'ont pas été formellement démenties par le Département fédéral de justice et police (DFJP), a précisé HaniRamadan.
L'absence de réponse claire des autorités montre qu'il y a une part de vérité dans les propos tenus par "la taupe" dans divers médias, selon l'intellectuel islamiste.
Les motifs de la plainte déposée contre "X" par Hani Ramadan sont la dénonciation calominieuse, les manoeuvres visant à induire la justice en erreur, le faux dans l'exercice de fonctions publiques et l'abus d'autorité.
Le quotidien la Tribune de Genève a rapporté le dépôt de plainte.
Contacté par l'agence suisse ATS, le procureur général du canton de Genève Daniel Zappelli a indiqué samedi ne pas avoir encore connaissance d'une plainte déposée par M.Ramadan.
Hani Ramadan avait été licencié de son poste de professeur de français par le gouvernement genevois en décembre 2002 pour propos "contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l'école publique", après la publication deux mois plus tôt par le quotidien français Le Monde d'une tribune de libre opinion légitimant la lapidation pour adultère.
Hani Ramadan est le frère de l'intellectuel Tariq Ramadan. Tous deux sont les petits-fils de Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens.
Source: AFP