Piet Hein, l’ancien ministre de la Justice, assure que « si les deux tiers des Néerlandais voulaient introduire la charia, ce serait scandaleux de dire : c’est impossible. C’est la majorité qui compte, voilà l’essence de la démocratie ».
À Rotterdam, les travaillistes, majoritaires au conseil municipal, viennent d’approuver un projet : la construction du premier hôpital islamique d’Europe, avec des départements séparés pour hommes et femmes.
À Utrecht, la commission pour l’égalité des chances vient de donner raison à une jeune musulmane, professeur d’économie, qui refusait de serrer la main des hommes. Le collège qui voulait la renvoyer a été qualifié de « trop ethnocentrique ». L’une des principales banques néerlandaises, Rabobank, étudie la possibilité de proposer des « prêts halal », sans intérêts, afin de satisfaire aux préceptes de l’islam. Un syndicat chrétien propose de remplacer un jour férié chrétien par un jour férié musulman…
Les Pays-Bas réconcilient alors leur propre culture face à l’Islam en raison d’une conception de la démocratie. Cette conception conçoit la démocratie comme la loi du plus grand nombre, totalement relativiste.
Source: Independent Press Agency