Cette manifestation, organisée une fois par an dans chaque capitale arabe, a été instaurée en 1996 par l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et la science (Alesco, équivalent arabe de l'Unesco).
Les différences de cultures "doivent appeler à la tolérance et à un dialogue pacifique entre les religions et entre les civilisations, auxquels aspire tout homme épris de paix et de sagesse", a-t-il estimé.
"Cette rencontre des intellectuels du monde arabe (...) se tient à un moment très sensible de notre histoire, alors que nous faisons face à des menaces réelles tant intérieures qu'extérieures et que nous n'arrivons pas à progresser malgré nos ressources et notre situation géopolitique", a-t-il souligné.
Dans une critique a peine voilée des régimes arabes, dont l'Algérie, M. Bouteflika a estimé que "la disparition de l'Etat-Providence" a appauvri les populations, tandis que "l'effacement de l'idéologie et de la culture officielles impulsées par l'Etat-Nation les a provisoirement privées de repères".
"Le vide laissé par le déficit culturel a vite été comblé par une vision réductrice et vindicative de la religion", qui a poussé en Algérie des milliers de jeunes vers la lutte armée contre le pouvoir pour instaurer un Etat islamique, analyse-t-il.
Source : AFP