Cette mesure doit faire l'objet d'un amendement parlementaire qui sera soumis au vote prochainement, a annoncé le ministère de l'Education et des cultes, qui sera chargé de créer ces postes et d'en rémunérer les détenteurs.
Seuls les prêtres orthodoxes sont jusqu'à présent salariés par l'Etat en Grèce, où la religion orthodoxe est dominante.
Une commission regroupant trois représentants du gouvernement et deux universitaires spécialistes de l'islam sera chargée de désigner les imams, en concertation avec les trois muftis de Thrace, qui eux sont déjà nommés par l'Etat, a précisé le ministère.
"Sur le principe, cette réforme est positive, mais il ne faudrait pas qu'elle débouche sur trop d'interventionnisme", a déclaré à l'AFP le député musulman Ilhan Ahmet, membre de la majorité conservatrice.
Cette mesure répond à une revendication de longue date de la minorité musulmane, qui actuellement prend financièrement en charge ses imams.
"Il s'agit de donner un cadre" à l'enseignement religieux, a commenté un responsable du ministère de l'Education, sous couvert d'anonymat.
La prise en charge par l'Etat du personnel religieux de la minorité, forte d'environ 100.000 membres majoritairement de souche turque, doit aussi "donner un bon exemple à la Turquie", a déclaré devant le Parlement le ministre de l'Intérieur, Procope Pavlopoulos.
Source : AFP