Les ennemis "veulent pousser les peuples et les gouvernements (du Moyen-Orient) à s'appuyer sur les ethnies et veulent des divisions dans le monde musulman et arabe", a déclaré le président syrien Bachar al-Assad, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.
"C'est leur dernière carte. S'ils réussissent, ils vont réussir tous leurs plans", a ajouté le président syrien, peu avant de quitter Téhéran à l'issue d'une visite officielle de deux jours. Pour sa part, le président Ahmadinejad a déclaré que les gouvernements islamiques devaient "faire attention au complot des ennemis qui veulent créer des divisions entre les ethnies et les différents groupes religieux".
Selon lui, dans la "situation actuelle en Irak, en Afghanistan, au Liban et en Palestine, la nécessité de consultations entre l'Iran et la Syrie et leur coopération face aux plans ennemis est une priorité".
Téhéran et Damas maintiennent d'étroites relations et font face à de fortes pressions de la communauté internationale. Ils sont notamment accusés par les Occidentaux et des responsables irakiens de soutenir les insurgés en Irak.
L'Iran et la Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, soutiennent aussi le Hezbollah chiite qui veut la chute du gouvernement libanais de Fouad Siniora, appuyé par l'Occident.
"Les relations entre l'Iran et la Syrie depuis 28 ans sont les relations les plus anciennes et profondes entre les pays de la région. Elles doivent être renforcées", a déclaré le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, en recevant le président syrien, a rapporté la télévision d'Etat. Il a estimé que "les Etats-Unis et leurs alliés seront les seuls perdants au Moyen-Orient".
"Les Etats-Unis cherchent à affaiblir le moral des peuples et des gouvernements mais la Syrie et l'Iran résistent en défendant leurs positions de principe", a ajouté le président Assad. Il a affirmé que "les Etats-Unis n'ont pas réussi à atteindre leurs objectifs" et qu'il fallait "résister aux ennemis qui veulent créer une guerre de religion dans la région, notamment en Irak et au Liban".
Source:AFP