Depuis la rentrée 2006, il avait refusé le dossier du lycée Al-Kindi à trois reprises, mettant en cause la taille des salles, des sanitaires hors norme ou encore la présence d’une conduite de gaz à l’air libre. Des points sur lesquels la justice administrative et le Conseil supérieur de l’éducation lui ont donné tort. ‘J’ai eu l’impression très claire que l’on tentait de m’impressionner, de me circonvenir’, avait déclaré Alain Morvan, alors en désaccord avec les ministères de l’Intérieur et de l’Education, sur la radio Europe 1.
Les membres de l’entourage du ministre de l’Education Gilles de Robien reprochent aujourd’hui au haut fonctionnaire de ne pas avoir respecté son devoir de réserve. ‘Même si les valeurs qu’il défend sont respectables, il n’aurait pas dû commenter des décisions de justice’, explique l’un d’eux au quotidien Le Figaro. ‘On ne peut pas admettre que tel ou tel haut fonctionnaire laisse quasiment entendre qu’il serait à lui seul dépositaire des valeurs de la République’, ajoute un autre au journal Le Monde.
Avant sa déconvenue avec les responsables du lycée Al-Kindi, le recteur d’Académie s’était fait connaître en prenant part à la suspension puis l’exclusion de Bruno Gollnisch, professeur de langue et civilisation japonaise et numéro 2 du Front national.
Source: Afrik.com