Mogadiscio est la capitale, somalienne, qui a obtenu de nombreuses victimes civiles et s’est soldées par d’énormes dommages matériels.
"Cette situation risquait d’avoir des conséquences dévastatrices et d’hypothéquer gravement les progrès accomplis jusqu’ici sur la voie qui mène à l’instauration d’une paix durable, à la solidarité et à la réconciliation nationale en Somalie" a dit le Prof. Ihsanoglu dans un communiqué de presse parvenu à l'Agence Islamique Internationale de Presse (IINA).
Le Prof Ihsanoglu a également averti que la situation a le potentiel d’embraser l’ensemble de la région et de s’étendre même au delà. Il a, en conséquence, lancé un appel à tous les Somaliens et notamment aux chefs des différentes factions, pour les exhorter à faire preuve du maximum de retenue et de sens de la responsabilité, à mettre fin aux hostilités et à œuvrer sincèrement à une véritable réconciliation nationale.
Le secrétaire général de l'OCI qui regroupe 57 Etats membres dont la Somalie, a également réitéré son appel aux Nations unies et à la communauté internationale pour leur demander de jouer un rôle agissant afin de stabiliser rapidement la situation extrêmement précaire qui prévaut en Somalie et de surmonter la grave crise humanitaire dans laquelle ce pays est en train de se débattre.
Selon l'ONG somalienne Elman Peace and Human Rights Organisation, plus de 200 civils ont été tués depuis la reprise mardi dernier des affrontements entre les deux camps dans Mogadiscio, où des centaines d'habitants continuent à fuir les violences.
L'escalade de la guerre a également poussé plus de 321.000 résidants -presque un tiers de la population totale de Mogadiscio- à fuir la capitale dans le plus grand mouvement de réfugiés en Somalie depuis la chute en 1991 du dictateur Mohammad Siad Baré et le début le l'anarchie de 16 ans.
Source: IINA