Le gouvernement azerbaidjanais a abrité la conférence en application de la Déclaration de Bakou adoptée par la 33ème session de la Conférence islamique des ministres des Affaires étrangères, qui avait préconisé d’organiser une conférence de l’OCI sous le mandat de l’Azerbaïdjan et durant l’année 2007 en vue de débattre du rôle des médias dans la promotion de la tolérance et de la compréhension mutuelle.
Placée sous les auspices de S.E. le Président de la République d’Azerbaïdjan, M. Ilham Aliev, la conférence a été inaugurée conjointement par le Secrétaire général de l’OCI, le Prof. Ekmeleddin Ihsanoglu et le ministre azerbaidjanais des Affaires étrangères, Dr. Elmar Mamadyarov. L’ancien président roumain Dr. Ion Iliescu et le Directeur général de l’ISESCO, organisation spécialisée de l’OCI pour l’Education, la science et la culture, ont assumé conjointement le rôle de modérateurs.
A côté d’un parterre de personnalités et d’officiels de haut rangs venant de tous les horizons, une pléiade de représentants des Nations unies, de l’OSCE, de l’UNESCO, de l’ISESCO, du Conseil de l’Europe et de l’UE, ainsi que de nombreux académiciens, spécialistes des médias et journalistes ont discuté des défis inhérents à la promotion du dialogue par le moyen des mass médias. Ils se sont également penchés sur le voies et moyens permettant de concrétiser et de renforcer la compréhension mutuelle, l’éducation et les valeurs universelles en tant qu’outils essentiels pour élargir le champ de la tolérance et de la compréhension mutuelle, ainsi que la relation entre l’Etat- nation et la société civile, et, en point d’orgue, l’agenda pour la poursuite du dialogue à l’échelle mondiale.
Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général de l’OCI a rappelé que l’éducation et les moyens de communication de masse comptent parmi les forces les plus influentes et sont donc en mesure de contribuer grandement à réduire la fracture entre les communautés causée par la carence de l’éducation, l’indifférence, les idées reçues et les préjugés tenaces à l’encontre des valeurs, cultures, civilisations et religions. Il a réitéré à cet égard ses appels précédents en faveur de la coopération internationale, d’une réconciliation historique entre le monde musulman et l’Occident et de l’adoption d’un cadre politique visant à faire passer toutes les tentatives de dialogue au palier supérieur.
Au cours de leurs délibérations, les participants ont été unanimes à reconnaître que les médias peuvent et doivent jouer un rôle constructif dans la promotion de la tolérance et de l’entente ente les représentants des différentes cultures et institutions, comme dans la lutte contre les préjugés, en contribuant ainsi à combler le fossé plutôt que de s’ingénier à accentuer les divergences. Les participants ont souligné l’importance d’un enseignement impartial de l’histoire, d’une information objective et d’un discours politique responsable pour le renforcement de la culture de la tolérance et la promotion de la compréhension mutuelle. Ils ont souligné que si la liberté d’expression fait indéniablement partie des libertés fondamentales, elle doit néanmoins être reliée au sens de la responsabilité chez la personne qui entend jouir de cette liberté. Toute en mettant l’accent sur le rôle de l’éducation en tant que catalyseur de l’entente et de la prise de conscience des autre cultures et civilisations, les orateurs ont rejeté tout amalgame entre le terrorisme et une religion particulière, comme ce fut récemment le cas de l’Islam. Ils ont lancé à cet égard un appel aux médias pour les conjurer d’éviter la phraséologie liant l’Islam et les musulmans au terrorisme, sachant que le terrorisme n’a point de religion.
La tenue de cette conférence a été considérée comme une contribution importante de la part de l’Azerbaïdjan et de l’OCI au projet onusien d’Alliance des civilisations.
Source : Organization of Isiamique Conferance