L'aviation israélienne a poursuivi ses raids dans la bande de Gaza, notamment contre des cibles des forces exécutives dépendant du gouvernement palestinien et les Palestiniens se sont tournés vers l'ONU pour tenter d'obtenir une trêve mettant fin au dernier cycle de violence.
Des appareils israéliens ont frappé vendredi avant l'aube des locaux de la Force exécutive, un atelier soupçonné de fabriquer des roquettes artisanales et un bureau de change, selon des sources palestiniennes.
Ces attaques ont fait cinq blessés civils, ont affirmé des sources médicales palestiniennes.
La Force exécutive a évacué ses locaux et positions dans la bande de Gaza ces derniers jours à la suite des menaces israéliennes d'intensifier les raids contre les cibles liées au gouvernement palestinien.
L'observateur permanent de la Palestine à l'ONU, Ryad Mansour, s'est pour sa part efforcé jeudi d'obtenir du Conseil de sécurité un appel au cessez-le-feu à Gaza et en Cisjordanie et l'envoi d'observateurs de l'ONU sur place.
Mansour a indiqué que cette proposition avait le soutien des Non-alignés et de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).
Parlant à la presse en marge d'un débat au Conseil de sécurité sur le Proche-Orient, il a précisé qu'il tentait d'obtenir un appel à "une cessation immédiate des combats entre Israéliens et Palestiniens à Gaza et si possible en Cisjordanie".
L'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Zalmay Khalilzad, qui préside le Conseil en mai, s'est dit disposé à rencontrer les diplomates arabes et non-alignés sur cette question.
"S'il y a une volonté politique (au Conseil de sécurité), le mécanisme consistant à envoyer des observateurs (de l'ONU) devrait être approprié", a dit M. Mansour.
Vendredi, la Malaisie, qui préside l'OCI, avait demandé une intervention immédiate de l'ONU pour arrêter les violences à Gaza.
Toujours sur le plan diplomatique, Israël a essuyé de nouvelles critiques de la communauté internationale pour avoir arrêté jeudi en Cisjordanie plus de trente responsables politiques du Hamas, dont un ministre et des députés, dans le cadre de sa riposte aux tirs de roquettes depuis la bande de Gaza.
Les Etats-Unis ont ainsi exprimé jeudi leur "préoccupation" à Israël à la suite des ces arrestations.
Source:Al Bayan