Le Musulman Haris Silajdzic et le Croate Zeljko Komsic eurent adressé une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dont le contenu a été rendu public lundi.
"La situation créée en Bosnie-Herzégovine est le résultat direct d'un génocide, de nettoyages ethniques, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité", ont écrit MM. Silajdzic et Komsic.
"Pour cette raison, nous vous exhortons d'utiliser votre autorité et influence afin d'assurer que tous les efforts sont faits pour éliminer les résultats du génocide" en Bosnie, ont souligné les deux hommes.
Ces propos s'inscrivent dans la lignée de certains hommes politiques musulmans et croates de Bosnie qui affirment que la Republika Srpska (RS, entité serbe bosniaque) est la conséquence du génocide perpétré en Bosnie et réclament son abolition, ce que les Serbes rejettent.
La Cour Internationale de Justice, la plus haute instance des Nations unies, a qualifié en février de génocide le massacre de quelque 8.000 Musulmans à Srebrenica (est), en 1995, par les forces serbes bosniaques, et blâmé Belgrade pour ne pas l'avoir empêché.
L'accord de paix de Dayton (Etats-Unis) qui a mis un terme à la guerre intercommunautaire de 1992-95 a consacré la division de la Bosnie en deux entités, la RS et la Fédération croato-musulmane, unies par de faibles institutions centrales.
Source: Romandie news