La connaissance mutuelle est la nouvelle doctrine d’un institut islamique

13:44 - August 03, 2007
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Lima (IQNA)- Un programme "novateur et ambitieux" a été qualifiées les récentes réformes introduites dans le curriculum d'un institut de formation religieuse d'un pays musulman très attaché à la vivification de l'islam.
Selon les responsables de cet institut, les nouvelles dispositions font désormais obligation aux apprenants de maîtriser deux grandes langues étrangères, en dehors de celle de la révélation du Livre sacré de l'islam.
Pour les pédagogues, les futurs oulémas que leur établissement est appelé à former, doivent non seulement "connaître parfaitement la théorie islamique, mais aussi les théories religieuses de l'Occident et de l'Orient, pour être capables de dialoguer avec toutes les religions". En vue d'atteindre les objectifs de ce programme, les élèves, outre leur formation dans les langues et l'islam, reçoivent un enseignement sur le judaïsme, le christianisme et le bouddhisme, dispensés par des enseignants appartenant à ces religions.
Ces oulémas seront ainsi en mesure de répondre aux besoins de leurs concitoyens, hommes et femmes, en ce qui concerne leur vie religieuse, d'expliquer le Coran et la Tradition du Prophète (SAWA) tout en restant à l'écoute des autres confessions. Pour les théologiens, l'accent doit être mis sur le message universel de l’Islam. Ils rappellent à cet effet que le Livre sacré de l'islam encourage à la connaissance mutuelle, les principes en étant définis dans les enseignements de la religion : "Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous connaissiez les uns les autres. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand Connaisseur." (49/13)
Selon les exégètes, la tradition prophétique s'inscrit dans cette ligne, car le Messager ne se coupait guère des réalités de son environnement. Il est rapporté à ce sujet, qu'à une époque où tous ses contemporains étaient encore loin d'avoir embrassé la foi, il reçut un jour la visite d'un homme. Lorsque celui-ci déclina son identité, le Messager lui dit : "ah, le poète !" L'homme qui avait conservé ce souvenir dira, des années après sa conversion à l'islam, que ce jour où il avait été reconnu par le Messager, était le plus beau de sa vie.
Les oulémas relèvent à ce propos le besoin pour les guides spirituels d'être en mesure d'appréhender la complexité de leur environnement, afin d'y jouer un rôle positif. D'où l'impératif de s'instruire des prescriptions nécessaires à l'observance des pratiques religieuses. Car selon les recommandations du Livre sacré, c'est vers eux que se tournent les croyants à la recherche de repères : ..."Demandez donc aux érudits du Livre, si vous ne savez pas. (21-7). La référence étant là pour chacun : "C'est par quelque miséricorde de la part de Dieu que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage..." (3-159)

Source : essor
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