Hadad Adel: "Donnons une nouvelle définition de l'indépendance de la mosquée dans la République islamique d'Iran "

9:58 - August 21, 2007
Code de l'info: 1573754
Téhéran (IQNA)- Hadad Adel, a participé aux cérémonies de clôture de la cinquième session internationale, à l'occasion de la semaine de la mosquée : " La mosquée est le drapeau de l'islam sur terre."
Hadad Adel, Président du parlement islamique, a déclaré : " La mosquée est le drapeau de l'islam sur terre. La mosquée, dans quelle partie du monde qu'elle se trouve, nous rappelle l'islam, le Coran et prophète (SAWA) . Nous n'avons pas de symbole plus important, plus ancien et plus engagé que la mosquée, pour parler de l'islam. Si nous accordons une grande importance au fait que les mosquées soient indépendantes dans la République islamique d'Iran, il ne faut pas pour autant oublier les relations qui existent entre la mosquée et le gouvernement."
" La révolution sous la conduite de l'Imam Khomeiny, est née des mosquées et s'est organisée dans les mosquées. Elles doivent continuer à jouer ce rôle. Depuis une cinquantaine d'années, l'évolution des mosquées a été très positive, le réveil islamique est venu des mosquées et s'est étendu à toute la société. Ce réveil qui est particulier à notre siècle, s'est accompagné d'un changement dans le rôle de la mosquée. Avant cela, c'est à dire au début du siècle, les mosquées ne servaient qu'aux prières collectives et aux cérémonies religieuses. Il n'y avait pas beaucoup de jeunes qui les fréquentaient, les conditions d'hygiène n'étaient pas satisfaisantes, tout semblait vieux et dépassé. Les mosquées sont devenues actives dans les années 60, avec le mouvement révolutionnaire de l'Imam Khomeiny. La société s'est rapprochée de l'islam authentique, qui est un islam social et politique. Ce mouvement se reflète dans l'évolution sociologique des mosquées. "
"La différence entre l'islam et le christianisme est sensible dans la différence entre la mosquée et l'église. L'église a un rôle limité dans la société, le christianisme a été réduit et limité à une pratique spéciale, à l'office hebdomadaire, dans une relation personnelle et spirituelle avec Dieu. L'église n'a pas le droit de se mêler de politique et des affaires du gouvernement. Le Pape, au cœur de la ville de Rome, malgré toute sa grandeur et son prestige, est incapable d'interdire le vote d'une loi en contradiction avec les enseignements de la religion catholique. Voilà le sens de la religion dans la société occidentale contemporaine. C'est ce que nous appelons le sécularisme, la laïcité, et la séparation de la religion et des affaires politiques et sociales. "
Faisant allusion aux interventions militaires américaines dans la région, il a souligné : " l'Eglise ne fait rien, elle se contente de regarder. Il est vraiment déplorable que la religion ait ainsi les pieds et poings liés, et soit devenue une simple formalité. La différence entre l'islam et le christianisme doit apparaître dans le rôle actif de la mosquée, présente sur la scène sociale et politique. Notre révolution islamique est le meilleur exemple de cette réalité. Avant la révolution, les mosquées, leurs imams, les centres d'enseignement islamique, les Marajeh ( Références religieuses) étaient tous indépendants vis-à-vis du gouvernement. C'est encore le cas et cela est considéré comme un point positif, cependant cette indépendance à un autre sens que celui qu'elle avait avant la révolution. Quand une grande référence religieuse comme l'Imam Khomeiny a pris la responsabilité de mener la révolution et que les centres d'enseignement islamique sont devenus des foyers révolutionnaires, avec le soutien des mosquées et des oulémas, l'indépendance de la mosquée prend un tout autre sens. Le but est que le gouvernement acquiert le caractère sacré de la mosquée et la soutienne, et non que la mosquée devienne un instrument politique au service du gouvernement. "
La relation qui existe entre le gouvernement et la mosquée, après la révolution, a une grande importance, il faut que les mosquées soient une chaîne bien serrée, que tous les maillons soient présents et jouent leur rôle, et il est nécessaire qu'une programmation précise soit envisagée pour cet organisme social et divin."
"Le nombre de mosquées nécessaires, doit être évalué pour répondre aux besoins du pays, les responsables de la mosquée doivent avoir, avec les fidèles, des relations culturelles et linguistiques et s'adresser à eux, dans leur propre langue", a-t-il ajouté.
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