"Je regrette si des personnes l'ont mal pris ou ont été offensées. Personnellement, je n'agirais jamais intentionnellement d'une façon qui puisse être perçue par d'autres religions comme provocante ou insultante", a indiqué M. Reinfeldt dans un communiqué publié à l'issue d'une rencontre avec des représentants d'organisations musulmanes suédoises.
Mais la société suédoise est fondée sur la croyance selon laquelle "il n'appartient pas aux hommes politiques de juger de la liberté de la presse et d'expression, qui constitue une partie inaliénable de notre pays et de notre démocratie", a souligné le Premier ministre.
M. Reinfeldt a également insisté sur "le respect mutuel et la compréhension" existant dans la société suédoise.
La publication dans un journal suédois le 18 août d'une caricature représentant Mahomet avec un corps de chien a déclenché une polémique dans des pays musulmans.
Elle a fait craindre une crise similaire à celle qui avait éclaté début 2006 à la suite de la parution en septembre 2005 de dessins du prophète dans la presse danoise. Le monde musulman avait alors été traversé par le mouvements de protestation.
L'Egypte, l'Iran, le Pakistan, la Jordanie, l'Organisation de la conférence islamique (OCI) ainsi que des responsables religieux en Afghanistan ont condamné la publication de la dernière caricature.
Source: AFP