Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Seyyed Mohammad Ali Hosseini a déclaré que l'approbation par le Sénat américain d’une résolution non contraignante prônant la partition de l'Irak en trois Etat, kurde, chiite et sunnite allait à l’encontre de l’idéal de solidarité nationale et d'intégrité territoriale de l'Irak.
Le Sénat américain a approuvé mercredi par 75 voix contre 23 une résolution non contraignante sur la partition de l'Irak, en États distincts en fonction des différentes communautés (kurde, chiite et sunnite).
Ce plan dont le démocrate Joseph Bayden est l'initiateur a été ratifié à l'unanimité par le sénat à la majorité démocrate.
Les responsables iraniens qualifient la mise en place d’un tel plan par les responsables américains d’énième erreur commises en Irak.
« Nous considérons de telles mesures comme allant à l’encontre des efforts du gouvernement de Nouri Al-Maliki qui défend l'unité et l’intégrité nationale de l’Irak » a-t-il poursuivi.
«L’Iran souligne la nécessité de respecter les développements politiques du pays aussi bien que sa constitution basée sur un idéal démocratique » a-t-il poursuivi.
« L'Iran soutient le gouvernement de Nouri Al-Maliki » a t’il précisé.
Cette résolution du sénat américain a déjà suscité de nombreuses protestations à l'intérieur et au-delà des frontières irakiennes.
Les responsables des pays de la région savent que toute partition de l'Irak dont ont implicitement et explicitement parlé les Etats-Unis et le régime sioniste, n'est pas chose nouvelle, plan qui sera exclusivement dans l'intérêt de Washington et de Tel-Aviv.
Bien que la nouvelle résolution sur l'Irak soit qualifiée de non contraignant, la plupart des plans américains qui ont été aujourd'hui concrétisé allaient en ce sens.
La République Islamique d’Iran estime pour sa part que cette nouvelle décision du sénat américain est une nouvelle tentative contre le gouvernement élu irakien et que le sort de l'Irak dépend exclusivement du peuple irakien et d'aucun autre.
Responsables chiites et sunnites en Irak ont fait front contre une proposition du Sénat américain de partition de leur pays.
Le premier ministre Nouri al-Maliki a estimé qu'une division de son pays "serait catastrophique non seulement pour l'Irak, mais pour toute la région".
De retour de New York, où il a assisté à l'Assemblée générale de l'ONU, il a ajouté qu'il "appartient aux Irakiens de décider de telles questions et ils souhaitent maintenir l'unité de leur pays".
Le vote du sénat américain a également provoqué une vaste condamnation sur la scène internationale: de la part des monarchies du Golfe persique, de la Ligue arabe et de l'Organisation de la conférence islamique.
Source : Irna