Le port du voile est autorisé pour la professeur pendant le cours de religion. En dehors de ces cours, l'école peut lui demander de le retirer, sur base des décrets en question.
Le Conseil d'Etat a suspendu mardi matin le licenciement d'une professeur de religion islamique d'une école flamande, qui avait été remerciée l'an dernier pour avoir porté le voile dans l'école en dehors des classes.
La Haute juridiction estime que ce n'est pas à une école ou à un groupe d'écoles de l'enseignement communautaire de décréter individuellement une interdiction générale sur base de signes distinctifs religieux.
La situation juridique est différente en Communauté française, a réagi Mme Arena, interrogée par l'agence Belga. Elle rappelle que deux décrets sur la neutralité de l'enseignement donnent un cadre juridique général au problème.
Ainsi, l'enseignante peut porter le voile. Mais, lorsqu'elle sort de ce cours, l'école peut lui demander de le retirer, a expliqué Mme Arena, insistant sur le fait qu'il s'agit d'une mesure générale pour la Communauté.
En revanche, pour ce qui concerne le port du voile par les élèves, la Communauté a laissé le soin aux écoles de décider, par le biais du règlement d'ordre intérieur.
Les situations sont en effet différentes d'établissement à établissement et c'est à l'équipe pédagogique de juger à quel moment la liberté d'expression s'oppose aux possibilités d'apprentissage des élèves.
Ainsi, par exemple, les responsables scolaires prendront une mesure d'interdiction si le port du voile devient un motif de ne pas suivre certains cours et porte ainsi entrave à la faculté d'apprendre à l'intérieur de l'école, a encore commenté Marie Arena.
Source : sudpresse.be