Cette attribution de marché qui sera rendue publique à Dar El-Imam a été initialement annoncée par le directeur de l’agence pour d’être reprogrammée.
Énormément d’interrogations planent en effet sur le choix qui sera annoncé au regard des critiques émises par le président de la République sur la gestion de ce dossier par l’agence.
C’est précisément durant le mois du Ramadhan que le chef de l’État a émis des réserves. On se rappelle que le président Bouteflika devait annoncer lui-même le choix du bureau d’études bénéficiaire de la réalisation architecturale de la Grande Mosquée d’Alger à l’occasion du 27e jour du Ramadhan. Cette échéance a été reportée sans aucune autre indication.
En fait, l’attitude du président de la République qui avait fait faux bond à l’Agence de réalisation de la mosquée tout comme la commission d’évaluation des appels d’offres a une explication toute logique.
C’est qu’à la veille du 27e jour du Ramadhan, et plus précisément le 25e jour du Ramadhan, le chef de l’État avait demandé l’affichage au Palais du peuple des propositions de la commission concernant les bureaux d’études méritant de bénéficier du projet de réalisation architecturale.
Le chef de l’État a, dans le même temps, convoqué des experts en architecture, des membres du gouvernement et des membres de la commission d’évaluation des appels d’offres.
À cette occasion, il a été très clair : “J’ai des réserves à propos du travail de la commission : le choix des bureaux, le cahier des charges, l’ordre de classement des bureaux d’études.”
Le Président a également critiqué la mauvaise gestion d’un projet qu’il a qualifié de grandiose. “L’Algérie attend un important projet et ce que vous avez fait jusqu’à maintenant est hors sujet.”
Il faut dire à ce sujet que l’attitude précautionneuse du président de la République s’est appuyée sur des rapports qui lui ont été adressés par des experts en la matière lui faisant état “d’irrégularités dans l’attribution des marchés et dans la désignation des bureaux d’études chargés de la réalisation de la Grande Mosquée d’Alger”.
Aussi et selon des sources proches du dossier, les soupçons du Président par rapport à la gestion de ce dossier remonte à juin 2006, mois durant lequel l’attribution provisoire du marché pour l’assistance à la maîtrise d’ouvrage avait été effectuée. “L’attribution ne s’est pas faite sur une consultation.
Il y avait uniquement 4 bureaux d’études, le code du marché n’a pas été appliqué et la commission chargée des marchés publiques du ministère des Affaires religieuses a été complètement marginalisée”, est-il indiqué.
C’est aussi à cette époque que des bureaux d’études algériens et étrangers, des architectes ainsi que des bureaux d’études soumissionnaires avaient adressés des écrits au ministre des Affaires religieuses ainsi qu’au chef de l’État concernant la gestion de ce projet.
Source : liberte-algerie