Les produits halals, particulièrement ceux qui visent les jeunes banlieusards musulmans, commencent à faire leur entrée dans les grandes chaînes d’alimentation.
« Je demeure à Waterloo et il y a vingt-cinq ans, je me rendais directement à des fermes mennonites de la région pour abattre des poulets, des agneaux et des bovins », raconte Falah Alizzi, directeur de la gamme de produits halals à Maple Lodge Farms, le plus important transformateur de poulets indépendant au Canada.
« Le Canada compte un million de musulmans, les États-Unis, environ huit millions et l’Europe près de dix millions, mais il faut voir plus loin. Le marché mondial est de 1,4 milliard de personnes, ce qui représente un marché énorme, et l’envie pour des produits nouveaux et pratiques l’est tout autant.»
Mais servir ce marché en plein essor n’est pas facile, et pour en comprendre les raisons, vous devez connaître le terme haram, qui signifie « illicite » ou « interdit ». Le porc, l’alcool et toute viande provenant d’un animal qui n’a pas été abattu selon le rite islamique (sans avoir été béni au nom d’Allah et saigné rapidement) sont harams.
L’appellation « halal » a aidé à faire d’Écolait Ltd. au Québec (ecolait.com) le plus important producteur de veau en Amérique du Nord. L’entreprise a commencé la production de veau halal en 2001 lorsque des fournisseurs européens, qui avaient dû interrompre leurs exportations à cause de l’épizootie d’ESB et de fièvre aphteuse, lui ont demandé si elle était en mesure de répondre aux besoins de leur clientèle du Moyen Orient. Au cours de ces six années, le nombre de veaux abattus selon les prescriptions islamiques est passé de 100 à 2 000 veaux par semaine.
Source : farmcentre