Le chef de la communauté islamique du Burundi interpellé

10:10 - October 31, 2007
Code de l'info: 1596882
Bujumbura (IQNA)- Le représentant légal de la Communauté islamique du Burundi (COMIBU), Issa Saloum Bagoribarira, a été interpellé brièvement lundi matin pour la seconde fois consécutive au motif d'enquêtes sur un incident qui a émaillé la dernière fête de fin de Ramadan.
Selon une dépêche du fil de Panapress, le responsable religieux avait passé une partie de la nuit de samedi à dimanche dernier au commissariat de Sécurité publique à Bujumbura, avant d'être relâché sous forte pression de fidèles venus à la rescousse de leur chef musulman.
Au sortir de l'interrogatoire de lundi, le leader religieux a indiqué à la presse que ses démêlées avec la Police avaient un lien direct avec le comportement fâcheux d'un groupe de fidèles qui a copieusement hué le discours du représentant du gouvernement et actuel 1er vice-président de la République, Martin Nduwimana, pour avoir empiété sur le temps de prière de clôture du mois de jeûne musulman.
M. Bagoribarira a nié avoir commandité le chahut et demandé un "traitement plus équitable et respectueux de toutes les confessions religieuses du pays".
Certains médias locaux ont présenté lundi le responsable religieux en difficulté comme étant un proche du président déchu du Conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir), Hussein Radjabu, en prison depuis six mois pour "atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat".
Des rivalités d'ordre confessionnel existent au sein des adeptes de l'Islam, troisième religion au Burundi, faites de querelles byzantines entre différentes tendances qui se tournent parfois le dos dans les mosquées, faute de consensus sur la bonne direction de La Mecque vers laquelle faut-il tourner le visage lors des moments de prières, confesse-t-on dans les milieux musulmans à Bujumbura.

Source: IINA
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