Les fonds islamiques fleurissent, un rapport du Sénat de la France

9:50 - November 09, 2007
Code de l'info: 1599517
France (IQNA)- L'ensemble des règles de conduite régissant la vie privée et publique des musulmans est codifié par la charia, ou loi islamique.
Afin de rendre compatible la finance avec l'éthique musulmane, la "finance islamique" a vu le jour dans les années 1970. Celle-ci se définit donc comme un ensemble de produits financiers conformes à la charia.
Ainsi, ne peuvent pas être investis dans des opérations associées à l'alcool, au tabac, à la pornographie et aux paris.
Tous les produits financiers islamiques doivent être approuvés par des ulémas, spécialistes de la charia, habilités à se prononcer sur la conformité d'un produit financier avec la loi islamique.
Ainsi cette dernière réprouve la riba (l'usure) à savoir le fait de "rémunérer l'argent" lui-même (versets 275 et 276 de la 2ème sourate du Coran [2]). Le mécanisme juridique consiste donc à trouver un "bien réel intermédiaire", actif non monétaire, qui constitue le véhicule porteur des produits financiers islamiques.
Cette technique est éprouvée et n'engendre qu'un faible coût supplémentaire d'intermédiation, qui ne semble pas constituer un frein, surtout au regard de l'importance du marché ouvert aux établissements financiers devenus charia, marché sur lequel les banques anglo-saxonnes sont particulièrement présentes et qu'il convient donc de ne pas délaisser.
Les données chiffrées concernant la finance islamique restent très partielles et sont donc sujettes à caution. Les actifs gérés par les banques islamiques, à ce jour, seraient limités à 265 milliards de dollars.
En revanche, il s'agit d'un marché à très fort potentiel de développement, en croissance de 15 % par an. La recherche statistique sur la finance islamique est néanmoins peu développée et il est, là encore, difficile de vérifier ces chiffres.

Source : religion.info
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