Dans une déclaration à la presse, le Directeur général a affirmé que l’Espagne était l’initiatrice de l’alliance des civilisations, projet adopté par l’ex- Secrétaire général des Nations Unies et pour lequel il a mis en place le Groupe de haut niveau pour l’alliance des civilisations.
Il a rappelé à cet égard que le premier ministre espagnol, M. Zapatero avait lancé un appel en 2004 à l’Assemblée générale des Nations Unies afin de jeter les bases d’un dialogue civilisationnel et établir l’alliance des civilisations pour une réconciliation entre le Monde islamique et l’Occident.
«L’ISESCO fut la première à répondre à cet appel » a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « L’ISESCO avait alors adressé une lettre au chef du gouvernement espagnol où elle déclarait être disposée à mettre son expertise dans le domaine du dialogue des civilisations et des cultures afin d’appuyer l’initiative espagnole. »
Le Directeur général de l’ISESCO a précisé que l’Espagne se contredit lorsqu’elle adopte le projet de réconciliation avec le Monde islamique, allant jusqu’à tenir une conférence à Grenade en octobre dernier, sur la lutte contre l’islamophobie, alors qu’elle continue d’exercer sa souveraineté sur les deux villes marocaines de Ceuta et Melilla et d’ignorer les droits nationaux et historiques du Royaume du Maroc sur ces deux présides et sur les îles méditerranéennes.
Il a expliqué que l’alliance des civilisations qui est aujourd’hui un projet international adopté par les Nations Unies, exige la rupture avec le passé colonialiste et la restitution des droits des peuples en mettant un terme à l’occupation des territoires d’autrui.
Par ailleurs, il a affirmé que l’Espagne, en ignorant les revendications légitimes du peuple marocain quant à la récupération des deux villes marocaines Ceuta et Melilla et les îles méditerranéennes, nuit à sa propre réputation d’initiateur du projet d’Alliance des civilisations.
L’Espagne, a-t-il affirmé, continue d’agir en colonisateur, une mentalité d’un autre âge qui va à l’encontre des droits de l’homme, du droit international et de la Charte des Nations Unies.
Source : IINA