Selon Libération, Ce théologien musulman a été choisi par la direction de la haute école parmi quarante candidats.
La nomination de l’intellectuel n'a pas manqué de susciter la polémique, rapporte la correspondante à Amsterdam du quotidien français.
Au parlement, conservateurs et populistes ont contesté l'engagement de Tariq Ramadan, qualifié par ses adversaires de «risque pour la sécurité nationale.» La chaire d'islamologie de l'université néerlandaise serait financée par le sultanat d'Oman.
Devant les députés, le ministre de l'Education des Pays-Bas a cependant refusé d'intervenir, faisant valoir la liberté académique.
Le quotidien De Volkskrant a commenté de son côté que la présence du théologien suisse devrait «susciter un intérêt international sur le débat autour de l'islam aux Pays-Bas».
Tariq Ramadan était déjà professeur invité d'une autre université néerlandaise, l'Université Erasme de Rotterdam. Petit-fils du fondateur des Frères musulmans égyptiens, il enseigne aussi depuis 2005 à l'Université britannique d'Oxford.
Source : letemps