La semaine dernière, le Los Angeles Times avait rapporté que la police de Los Angeles (LAPD) voulait savoir où se trouvaient les différentes communautés musulmanes de la ville, officiellement pour agir afin d'éviter qu'elles soient influencées par "un extrémisme violent, basé sur l'idéologie".
"Nous souhaitons identifier les communautés à risques", avait déclaré au quotidien l'adjoint au chef du LAPD, Michael Downing. "Nous voulons savoir où sont les Pakistanais, les Iraniens et les Tchétchènes afin de contacter ces communautés".
Face à une montée de boucliers de la part de musulmans et d'organisations de défense des droits civiques dont la puissante American Civil Liberties Union (ACLU), le maire de Los Angeles Antonio Villaraigosa a annoncé mercredi l'annulation du projet, selon le Los Angeles Times.
"Bien que je pense que la démarche de la police d'entrer en contact avec les communautés musulmanes était bien intentionnée, le projet de créer une carte de leur implantation a suscité un tel niveau de craintes et d'appréhensions qu'il était devenu contre-productif", a dit M. Villaraigosa.
La police de Los Angeles a indiqué qu'elle abandonnait l'idée de la carte mais qu'elle poursuivait son intention d'entrer en contact avec la communauté musulmane dans l'espoir d'identifier des foyers d'extrémistes potentiels, selon la presse.
"Ce projet de carte veut dire que les musulmans sont plus enclins à la violence que toute autre religion", avait récemment déploré dans un communiqué Sharif Mourassay du Council on American-Islamic Relations (CAIR), un groupe de défense des droits des musulmans.
Source: AFP