"La solution la plus efficace réside dans le traitement préventif qui commence par l'élimination des causes", a-t-il déclaré inaugurant au palais de Carthage, près de Tunis, la réunion en présence du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon.
"La Tunisie a pris conscience très tôt des dangers de l'extrémisme et du terrorisme, et a été la première à mettre en garde contre ce phénoméne dans les annés 1990", a-t-il noté, soulignant l'intérêt des "solutions sécuritaires qui restent nécessaires".
La prévention passe, a-t-il dit notamment, par l'amélioration des conditions de vie, l'éducation, la promotion du statut des femmes, la protection des droits de l'Homme, le recul de la pauvreté et le dévelopmment équitable.
Passant en revue les progrès socio-économiques et programmes initiés depuis son arrivée au pouvoir en 1987, il a souligné la priorité d'emploi pour les jeunes et évoqué le statut libéral des femmes, qui représentent, a-t-il dit, "un rempart inexpugnable face aux apôtres de la réaction et de la régression".
M. Ben Ali a en outre mis en garde contre les dangers de "l'amalgame fait aujourd'hui, en Occident, entre le terrorisme et l'islam", affirmant que son pays restait "déterminé à aller de l'avant dans le renforcement du dialogue entre les peuples, les cultures, les civilisations et les religions".
"La peur et la méfiance générées par les événements du 11 septembre 2001 ont poussé les relations entre les sociétés arabes et islamiques et les sociétés européennes et américaines vers une situation dominée par la méfiance et l'incompréhension", a déploré M. Ben Ali.
Depuis, "le fondamentalisme occidental s'est employé à ancrer la haine des étrangers, le fondamentalisme islamique s'est, pour sa part, enfoncé dans les thèses réactionnaires et extrémistes", a-t-il affirmé.
Le président tunisien, hôte de la conférence de trois jours, a appelé à "un code de conduite international" dans la lutte antiterroriste et à "la fin des injustices qui affectent certains peuples", notamment les Palestiniens.
Source: AFP