Les libéraux ont des doutes au sujet du projet de loi sur le vote voilé

11:20 - November 17, 2007
Code de l'info: 1602276
Ottawa (IQNA)- Les libéraux semblent beaucoup moins chauds que l'été dernier à l'idée de forcer tous les électeurs à voter à visage découvert.
Plusieurs d'entre eux, dont le chef Stéphane Dion, ont en effet exprimé cette semaine leur opposition à certains aspects du texte visant à corriger les lacunes de la loi électorale.
Certains députés ont confié à La Presse Canadienne qu'à leur avis, le parti avait eu tort de joindre sa voix à celles des autres partis qui réclamaient à grands cris qu'on oblige les femmes portant la burqa ou le niqab à découvrir leur visage devant le personnel d'Elections Canada.
"Franchement, je crois que nous avons réagi un peu trop rapidement à la situation à la veille des élections partielles, a expliqué le député torontois John Godfrey. Avec le temps, nous avons réalisé qu'il n'y avait pas de problème."
"En y réfléchissant, nous aurions réagi autrement. Je crois qu'il faut l'admettre", a-t-il ajouté.
Stéphane Dion, qui a été l'un des premiers à demander au directeur général des élections de revoir sa politique et de forcer les électeurs à s'identifier en montrant leur visage, est désormais beaucoup plus nuancé.
D'après des membres du parti, la position des libéraux n'est pas encore arrêtée. Mais le député de Moncton, Brian Murphy, qui a lancé le débat en Chambre mercredi, trouve que les politiciens ont provoqué une tempête dans un verre d'eau, que la nouvelle loi n'est pas nécessaire, qu'elle est discriminatoire envers les femmes musulmanes et peut-être contraire à la Charte des droits.
"Dans le cas présent, il semble que nous ayons réagi de façon impulsive pour des raisons purement politiques", a-t-il déclaré.
Les libéraux ne sont pas seuls à avoir des réticences envers le projet de loi sur le vote voilé. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a aussi indiqué que certaines dispositions lui semblaient inutiles. "Nous avons une solution en quête d'un problème", a-t-il fait valoir.

Source : La presse canadienne
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