Un rapport du Sénat français sur le boom des fonds islamiques

9:49 - November 18, 2007
Code de l'info: 1602596
France (IQNA)- La commission des finances, présidée par M. Jean Arthuis, a présenté le devant le Sénat français un rapport qui détaille le phénomène de finance islamique.
Ce rapport constate qu’il s’agit d’un marché à très fort potentiel de développement, en croissance de 15 % par an vis-à-vis duquel la City dispose déjà de plusieurs années d’expérience et de plusieurs longueurs d’avance. Dans le rapport du Sénat, on peut lire sur le sujet des fonds islamiques les développements suivants :
Conformer la finance aux principes de l’Islam :
L’ensemble des règles de conduite régissant la vie privée et publique des musulmans est codifié par la Charia, ou loi islamique.
Afin de rendre compatible la finance avec l’éthique musulmane, « la finance islamique » a vu le jour dans les années 1970. Celle-ci se définit donc comme un ensemble de produits financiers conformes à la Charia.
Ainsi, ne peuvent pas être investis dans des opérations associées à l’alcool, au tabac, à la pornographie et aux paris.
Tous les produits financiers islamiques doivent être approuvés par des oulémas, spécialistes de la Charia, habilités à se prononcer sur la conformité d’un produit financier avec la loi islamique.
Cette technique est éprouvée et n’engendre qu’un faible coût supplémentaire d’intermédiation, qui ne semble pas constituer un frein», marché sur lequel les banques anglo-saxonnes sont particulièrement présentes et qu’il convient donc de ne pas délaisser.
Les données chiffrées concernant la finance islamique restent très partielles et sont donc sujettes à caution.
Les actifs gérés par les banques islamiques, à ce jour, seraient limités à 265 milliards de dollars. La DGTPE les estimes à 500 milliards de dollars, soit dix fois plus qu’il y a vingt ans.
Les investissements financiers sont évalués à plus de 350 milliards de dollars par Standard & Poor’s (dont 300 milliards de dollars au Moyen-Orient). Le stock d’obligations islamiques (sukuks) a atteint 47 milliards de dollars en 2006. Ce montant a été multiplié par 6 en quatre ans selon le FMI, même s’il reste encore faible au regard des 4.700 milliards de dollars d’émissions obligataires d’entreprises dans le monde. Le DIFC estime, quant à lui, qu’ils ont atteint 70 milliards de dollars.
En revanche, il s’agit d’un marché à très fort potentiel de développement, en croissance de 15 % par an. La recherche statistique sur la finance islamique est néanmoins peu développée et il est, là encore, difficile de vérifier ces chiffres.
Ce marché est très suivi par les grandes banques internationales (au premier rang desquelles HSBC, Deutsche Bank, Citigroup) qui ont bien perçu le potentiel que représente une population musulmane en forte croissance (1,5 milliard de personnes aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes en 2020), notamment en Asie.

Source : wordpress
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