En effet, il est difficile de procéder à une quelconque modernisation ou rénovation réelle, si l’on continue à ignorer la culture de la société à l’ère du flux scientifique, du savoir, de culture électronique et des nouvelles technologies.
Le Directeur général a précisé dans son allocution prononcée lors de la Conférence extraordinaire des ministres arabes de la culture qui a ouvert ses travaux à Alger, que l’action dans le champ culturel qui est l’un des champs du développement global durable, nécessite de la diligence dans la planification, la mise en œuvre et la gestion en vue de réunir les conditions nécessaires à la réalisation de la promotion culturelle qui sous-tend toute autre promotion dans les différents domaines.
Il a souligné que la tenue de la Conférence des ministres arabes de la culture à Alger, quelques jours après la Conférence islamique des ministres de la culture à Tripoli, est significative en ce qu’elle traduit les liens étroits existants entre l’action islamique commune et l’action arabe commune, à tous les niveaux, renforçant ainsi la volonté et la détermination d’aller de l’avant pour la réalisation des objectifs communs.
Et d’ajouter : « Cette coïncidence des célébrations de la ville d’Alger comme capitale de la culture arabe et des villes de Fès, Tachkent, Dakar et Tripoli comme capitales de la culture islamique dans la même année, a une signification à la fois culturelle et civilisationnelle, qu’il nous incombe de comprendre et de concrétiser en initiatives pratiques et en plans d’actions étudiés en vue d’accomplir l’édifice culturel de la Oummah arabo-islamique ».
Dr Abdulaziz Altwaijri a ainsi continué : « l’ISESCO a réussi à élaborer trois nouveaux documents culturels et civilisationnels, tous adoptés par la 5ème Conférence islamique des ministres de la culture à savoir : (la Stratégie de la solidarité culturelle islamique, la Stratégie de développement des technologies de l’information et de la communication dans le monde islamique, et la Plan d’action sur la rénovation des politiques culturelles et leur adaptation aux mutations internationales), c’est là le fruit d’un effort commun de l’ensemble des pays membres.
Il a déclaré que ces documents qui viennent renforcer (la Stratégie culturelle pour le monde islamique) ouvrent devant les 57 Etats membres, dont les 22 Etats arabes représentés à la Conférence d’Alger, de larges horizons pour développer, rénover et reconstruire l’édifice culturel sur des bases plus solides, à travers une vision culturelle globale qui aspire à l’avenir en se basant sur l’action entamée dans le présent.
Il a ainsi poursuivi : « Le cadre général pour la promotion culturelle est aujourd’hui prêt. Nous devons agir en utilisant les moyens, les plans et les stratégies dont nous disposons pour réussir à réaliser les objectifs escomptés. C’est là la mission des ministres de la culture dans les pays arabes et dans le monde islamique ».
Source: IINA