Dans un avis rendu public en septembre, le Conseil du statut de la femme a demandé au gouvernement du Québec de faire primer l'égalité homme-femme sur la liberté de religion.
L'organisme provincial recommande que les employés de l'État ne puissent plus porter le foulard islamique ou d'autres signes religieux ostentatoires dans l'exercice de leur travail.
Les représentantes de Présence musulmane croient que cette position, soutenue par plusieurs organisations québécoises, est basée sur une vision obtuse, tentant de faire entrer toutes les femmes dans le même moule.
Les musulmanes, disent-elles, en sont les principales victimes. «Ce modèle établit que la modernité ne peut être atteinte que par le rejet du sacré. Et l'émancipation de la femme que par sa libération du cadre religieux», a soutenu Asmaa Inbouzahir, coordonnatrice de Présence musulmane au Québec, devant les commissaires qui tenaient leur quatrième journée d'audiences publiques à Montréal.
Source: cyberpresse