Ce samedi 22 décembre, à 18 heures, Christian ESTROSI, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer, président du Conseil général des Alpes-Maritimes, inaugure, en présence de Son Excellence Muhammed Bin Ismaïl AL-ÃSHEKH, ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite en France, la nouvelle exposition du musée départemental des Arts asiatiques, constituée de pièces du VIIIe au XVIIIe siècle a récemment été présentée à l’Institut du Monde Arabe à Paris. Cette prestigieuse collection couvre un territoire allant de l’Espagne arabo-andalouse aux confins du Deccan.
L’ambition de la collection de la Furûsiyya Art Foundation - consacrée aux arts équestres dans l’Islam - consistait à l’origine en l’acquisition de pièces anciennes, c’est-à-dire antérieures au XVIe siècle.
Celles-ci étaient, à l’époque, quasiment introuvables sur le marché de l’art et ne faisaient l’objet que de rares mentions dans les ouvrages spécialisés. Une quête de tous les instants et des études circonstanciées ont été nécessaires à l’identification et à la localisation des pièces, désormais rassemblées.
La prestigieuse collection s’est également ouverte à des objets plus récents, souvent admirables, et couvre aujourd’hui dix siècles (VIIIe-XVIIIe siècles) de production dans son domaine.
Outre qu’elle permet la découverte d’un domaine encore peu connu, l’exposition montre au public la place occupée par les armes, les armures et l’équipage du chevalier dans la production générale des arts de l’Islam.
Plutôt qu’une présentation successive des différents types d’armes et d’équipements, le parcours de l’exposition est constitué d’une suite d’ensembles thématiques : la noblesse attachée aux armes blanches à lame longue, les atours du chevalier (du combat à la parade dans le monde arabe, en Turquie, en Iran et en Inde), le recours à la protection divine, l’archerie comme discipline d’adresse et le harnachement et les techniques de monte.
Un soin tout particulier est apporté à la mise en lumière des pièces afin de souligner tant le raffinement du forgeage que celui des décors. Des images agrandies de miniatures issues de manuscrits islamiques viennent resituer les pièces exposées dans leur contexte.
Source: nicerendezvous