"J'ai appris avec une tristesse et un chagrin profonds le martyre de sœur Benazir Bhutto, des mains de la traîtrise", a écrit le roi Abdallah d'Arabie saoudite dans un télégramme au président pakistanais Pervez Musharraf.
Il a condamné un "crime repoussant commis par des tueurs du Mal".
L'Iran, voisin du Pakistan, a condamné "avec force "l'action criminelle", et exhorté Islamabad à ne ménager "aucun effort pour identifier le groupe terroriste à l'origine (de l'attentat) et le punir".
L'Irak, en proie aux violences, a déploré la perte d'"une femme politique courageuse" et appelé "le monde à s'unir" contre "le cancer du terrorisme", par la voix de son président Jalal Talabani.
Les Emirats arabes unis, où Benazir Bhutto a vécu durant ses années d'exil, elle n'avait quitté Dubaï qu'en octobre, "souffrent de cette perte importante", a déclaré le chef de la diplomatie émiratie cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane.
Son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit a dénoncé l'attentat, appelant les forces politiques pakistanaises à "dépasser leurs dissensions dans cette période critique pour garantir la sécurité et la stabilité" du Pakistan.
M. Aboul Gheit a estimé nécessaire qu'elles luttent "contre les forces de l'extrémisme et du terrorisme qui veulent troubler la stabilité, ce qui aura un impact non seulement sur l'avenir du Pakistan, mais aussi sur celui de la région entière".
Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, qui regroupe 22 pays, a exprimé sa colère, se disant choquer par ce "crime haineux et terroriste".
"Acte criminel" pour le roi Abdallah de Jordanie, l'attentat est décrit comme une "agression terroriste" par la Syrie, qui s'est dit "choquée".
Le Koweït a dit espérer que le peuple du Pakistan serait capable de "surmonter cette calamité", un "acte terroriste horrible" (Libye).
L'Organisation de la conférence islamique (OCI) a condamné "ce meurtre atroce et brutal". L'assassinat de Mme Bhutto est "une provocation ouverte qui vise à faire dérailler les efforts d'unité, de réconciliation et de processus démocratique", a déclaré Ekmeleddin Ihsanogulu, le secrétaire général de l'OCI, qui regroupe 57 nations dont le Pakistan.
Condamnant "avec la dernière énergie" un acte "inqualifiable", l'Algérie a souligné que Benazir Bhutto "représentait une lueur d'espoir importante pour son peuple dans le processus de consolidation démocratique".
Le Maroc a été un des premiers pays à dénoncer des "comportements barbares et irréfléchis". "Nous saluons la mémoire de cette martyre de l'action nationale" pakistanaise, a affirmé le ministre marocain de la Communication Khalid Naciri.
A Tunis, le ministère des Affaires étrangères a condamné "un acte criminel odieux" et affirmé "son rejet du terrorisme sous toutes ses formes", appelant la communauté internationale "à contenir ce dangereux phénomène".
Benazir Bhutto, leader de l'opposition pakistanaise, a été tuée jeudi dans un attentat suicide qui a fait au moins 20 autres morts et une soixantaine de blessés, à l'issue d'une réunion électorale près d'Islamabad, à deux semaines des législatives.
Source: AFP