Ibrahima Thiam dédicace un guide pour les sermons du vendredi

13:06 - January 14, 2008
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Sénégal (IQNA)- Le chercheur Ibrahima Thiam vient de publier un livre en arabe. L’auteur convie les imams à adapter les sermons du vendredi en fonction des faits historiques de l’Islam et à intégrer les thèmes de société lors de ces sermons.
Un livre de 308 pages écrit en arabe vient d’être publié par Ibrahima Thiam. L’œuvre est destiné à aider les imams et les conférenciers à renouveler le discours de leur sermon et à choisir les thèmes en fonction des faits historiques, selon le calendrier musulman.
L’auteur a constaté que dans plusieurs mosquées, la lecture de sermon du vendredi n’a pas connu d’évolution depuis près d’un siècle.
« Nous voulons, à travers ce livre, attirer l’attention sur la lecture du sermon durant les prières de vendredi. On ne peut pas continuer de présenter le sermon de la même manière qu’on le faisait il y a une vingtaine d’années », note l’auteur.
Le choix des thèmes lors des conférences doit être dicté par les faits historiques du calendrier musulman.
«Tout doit se faire en fonction de l’activité dominante durant ce mois. Si c’est la semaine du Tamkharite, le sermon de l’imam doit aborder cette fête. Si, il n’y a pas de ces faits, les sermons doivent être axés sur les phénomènes de société », souligne Ibrahima Thiam.
C’est donc un bréviaire que l’auteur offre aux conférenciers et aux imams, qui peuvent y trouver des résumés de plusieurs faits historiques mentionnés par le Saint Coran.
« Le livre contient plusieurs résumés de thèmes et des faits historiques. Il aidera beaucoup les imams et les conférenciers », avance Ibrahima Thiam.
L’auteur rappelle aussi que les sermons ne peuvent être prononcés entièrement en arabe, comme cela se fait dans certaines mosquées.
La finalité du sermon, c’est d’éveiller les fidèles sur les recommandations de l’Islam. Par conséquent, les imams doivent user de langue comprise par l’écrasante majorité des fidèles pour se faire comprendre.
«Le sermon, c’est un échange avec les fidèles, qui sont les cibles de l’imam. Pour cela, les imams doivent à la fois parler l’arabe et les langues locales, afin que les fidèles puissent comprendre ses messages. C’est là d’ailleurs tout l’intérêt des sermons du vendredi », indique l’auteur.
L’ouvrage est tiré à 2.000 exemplaires. L’auteur en a offert 600. Une belle manière de montrer que c’est le partage du savoir qui est plus important chez lui. Le livre. qui devrait coûter au minimum 6.000 francs Cfa s’échange à 3.000 francs Cfa.
D’ailleurs, faudra-t-il le rappeler, les intervenants ont témoigné de la dévotion de Ibrahima Thiam à la recherche du savoir islamique.
« Ibrahima Thiam a dédié son temps à la recherche du savoir. Il se retire même les dimanches pour faire des recherches », témoigne Oustaz Ibrahima Ndiaye.
L’auteur s’est initié au Saint Coran auprès de son père Baba Goundé Thiam ; après le rappel à Dieu de celui-ci, il se retrouve à Taïba où il assimile les versets.
Il se rendra ensuite à Kocki, un lieu considéré comme une référence en matière d’apprentissage du Coran.
C’est ici, qu’il approfondit ses connaissances. C’est ici également sous la direction des érudits de l’Islam comme Serigne Moctar Nar Lô, Ahmadou Sakir Lô, qu’il enseigne plusieurs talibés et qui, eux aussi ont assimilé le Coran.
Assoiffé par le savoir, Ibrahima Thiam séjourne à la Ligue mondiale islamique dans la capitale mauritanienne pour subir une formation durant deux ans ; de là, il s’envole pour l’université de Ryad en Arabie saoudite, pour subir une formation de 4 ans.
Autant dire que l’auteur de ce livre a beaucoup voyagé pour chercher le savoir islamique.
Source: lesoleil
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