Une présence jugée pesante, alors que la loi ne prévoit pas de procédure spéciale pour ouvrir ce type d'école, considérée comme n'importe quel établissement privé.
De l'extérieur, rien ne distingue Amgad, école islamique qui appartient à l’ex-actrice Kameliya Al Arabi. Mais à y regarder de plus près, la différence apparaît.
Les employés hommes portent tous la barbe, et toutes les femmes sont voilées ou portent le niqab. Les filles sont séparées des garcons : à chacun son immeuble et sa porte d’entrée.
Inconscients du fait d'être observés, les élèves jouent dans la cour. Seuls les professeurs sont au courant de la présence des services de sécurité.
"C'est devenu une scène normale. On sait bien qu’on est surveillé. Au cours des fêtes de l’école on choisit des activités avec lesquelles on est sûr de ne pas avoir d'ennuis", indique Siham Hassan, enseignante d’arabe.
Avis partagé par un autre professeur, qui préfère rester anonyme : "On fait face à une intervention flagrante de la part de ces officiers. On est surveillé comme si nous étions des accusés. On a de nombreux problèmes avec le ministère de l’Education pour tout ce qui concerne les cours de religion et on essaie de les présenter différemment, dans l’agenda qu’on leur présente".
L'idée ne gêne pas tous les parents : "Je suis au courant de cette surveillance. Mais vu le niveau élevé des cours de religion on peut tout sacrifier. Déjà ma fille qui est au jardin d'enfants a appris beaucoup de versets du saint Coran, même si le niveau éducatif n’est pas à la hauteur", souligne Hoda.
Source: lepetitjournal