Trois jours durant, des spécialistes algériens et étrangers, venus de Syrie, Egypte, Arabie Saoudite et du Maroc, vont pouvoir rivaliser d’ingéniosité discursive, en proposant des thèses sur un sujet qui, tout en étant délicat, ne doit néanmoins pas verser dans la polémique.
Les dix-huit conférences programmées, étalées sur trois jours, plancheront sur la manière la plus efficiente d’enseigner le Livre Sacré.
L’acte d’enseigner est pris ici dans son acception la plus large, et non dans un canevas réducteur, qui renvoie à la seule fonction d’apprentissage et/ou mémorisation du texte coranique sans une exégèse (tafsir), sans cesse renouvelée, ainsi qu’une jurisprudence (fik’h), ouverte à une adaptation de la vie en société, conforme à la vision islamique.
De ce point de vue, tous les thèmes, qui seront exposés, gravitent autour d’une même galaxie conceptuelle, tendant vers la libération des carcans de toutes sortes.
Ainsi, « du Coran aux temps bénis de la Révélation et son impact déterminant sur la réussite des musulmans », ce que le grand penseur algérien, Malek Bennabi, appelle « Le moment d’Archimède » de la religion musulmane, thème développé par le professeur syrien, Karim Radjah, abonde dans le même sens émancipateur que celui de l’Egyptien Mahmoud Tantaoui, qui estime nécessaire « le nouvel essor à insuffler à l’enseignement coranique pour concrétiser les visées (sociales, économiques, cultuelles et culturelles) que renferme le Texte Sacré ».
Source: elwatan