Le docteur Azizollah Salari, membre du corps enseignant de l'université de la radiotélévision, a dit dans une interview sur le sens des cérémonies en souvenir des martyrs de Karbala : "Certains qui estiment qu'il est tout à fait inutile de se frapper et de pleurer, en signe de deuil, pendant ces cérémonies. Un de nos penseurs, Mohamad Mashud, estime même, qu'il faut, au contraire, danser et fêter cet événement. Pour répondre à ce genre d'arguments, nous avons deux méthodes, la première réside dans le comportement des Imams (AS) qui est pour nous, une référence. Le Prophète (SAWA) a pleuré à l'assassinat de Hamzé et à l'occasion du martyre d'autres compagnons. Hazrate Zeinabe (AS) déclarait que le jour d'Achoura n'était que beauté, mais elle pleurait et manifestait aussi sa peine. L'Imam Sajad (AS) après cet événement dramatique, pleurait abondamment, de même que l'Imam Sadegh (AS) et l'Imam Bagher(AS) qui demandaient aux poètes d'écrire en souvenir des martyrs de Karbala et organisaient des cérémonies de deuil."
L'auteur du livre "Erfan-e-Sokhr" a ajouté que l'Imam Sadegh (AS) avait déconseillé de pleurer, sauf en souvenir du martyre de l'Imam Hossein (AS) fils de l'Imam Ali (AS), et que L'Imam Reza (AS) quant à lui, avait déclaré à Ebn Chabib: "Si tu veux pleurer, pleure tant que tu peux sur les malheurs de l'Imam Hossein (AS)."
Azizollah Salari a ensuite fait allusion au livre du philosophe et martyr contemporain, l'Ayatollah Mottahari qui écrit que le rire a une fonction d'introversion alors que les larmes nous tournent vers l'extérieur, et que la majorité des mouvements de soulèvement se sont plutôt organisés pendant les périodes de tristesse qu'aux époques de joie et de fêtes: "Les pleurs sont un pont entre celui qui pleure et celui pour qui l'on pleure, les pleurs sur l'opprimé sont aussi la manifestation de notre colère contre l'oppresseur" a-t-il déclaré.
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