"J'espère que les musulmans seront suffisamment matures pour mépriser sans débordements ce genre de choses", a déclaré Ali al-Samman, directeur du dialogue inter-religieux au Conseil suprême islamique.
Quelques mentions factuelles figurent jeudi dans la presse égyptienne sur la republication au Danemark d'une caricature du Prophète Mahomet(SAWA) dessinée par un auteur qui était la cible d'un attentat, déjoué mardi par la police.
Dix-sept journaux, dont les trois grands quotidiens nationaux, ont publié au nom de la liberté d'expression ce dessin.
Parmi les 17 journaux figure le grand quotidien conservateur Berlingske Tidende qui a décidé pour la première fois de publier ce dessin très controversé afin de montrer, à l'instar des autres journaux, son refus de l'autocensure après les menaces de mort contre M. Westergaard, un dessinateur de la presse.
La communauté musulmane, tout en prenant ses distances par rapport au projet d'attentat dont M. Westergaard était la cible, est contre la publication de son dessin satirique.
"Je ne crois pas et je ne souhaite pas que la colère prenne la même dimension que l'an dernier", a ajouté M. Samman, estimant que "l'islam est plus grand et plus important pour être jugé par un caricaturiste".
Douze caricatures du Prophète Mahomet(SAWA) avaient été publiées fin 2005 dans un quotidien danois, provoquant à retardement, début 2006, une vague de colère et parfois de violences dans le monde musulman.
"Nous sommes en contact permanent avec les autorités compétentes en matière de sécurité, mais tout est calme sur ce front", a déclaré à l'AFP l'ambassadeur du Danemark, Christian Hoppe.
Il a précisé que "l'ambassade n'envisageait pas de faire une déclaration" sur cette affaire. A Copenhague, le ministère des Affaires étrangères a indiqué "suivre de très près l'évolution de la situation dans le monde".
L'Egypte, y compris son gouvernement, avait été en tête de la protestation contre les caricatures alors qu'elles avaient en fait déjà été publiées par un quotidien égyptien, al-Fagr, sans susciter de polémiques.
Source: AFP